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::: Ados et nouvelles technologies : résister ou céder ? :::

  

"Comment ? Tu as encore un GSM Noricsson 232MX ? Mais c’est un vieux truc ! Ca fait au moins un an qu’il a été lancé" ! Ce genre de remarque vous rappelle quelque chose ? Bien sûr, car c’est du vécu pour la plupart des parents d’ados.

Pour beaucoup, les nouvelles technologies sont, en effet, une course sans fin à toujours plus de puissance, de possibilités, de modernité. Auparavant, le GSM servait à téléphoner, point. Maintenant, il sert à "chatter", à photographier, à filmer, à écouter des MP3, à gérer son agenda, à jouer,... ou à poser - s’affirmer - face aux copains. Quant aux ordinateurs et consoles de jeux, on connaît leur propension à gonfler en puissance. Et comme si cela ne suffisait pas, on nous invente chaque année de nouveaux appareils photos numériques, lecteurs de MP3, etc. Que de tentations !

Ajoutez à cela les pressions du marketing, qui tente de faire passer la plus bénigne innovation en indispensable miracle, et du groupe de copains où l’on trouve toujours au moins l’un ou l’autre à avoir la dernière merveille. Autant de facteurs qui poussent l’ado à rentrer dans une spirale folle dans laquelle il tentera inévitablement d’entraîner ses parents.

Le phénomène n’est pas neuf. Mais faut-il traiter les nouvelles technologies d’une manière différente des autres produits de consommation ? Avant elles, les parents ont ainsi été confrontés au phénomène des marques, où il fallait impérativement que la moindre pièce de vêtement soit de telle marque, bien sûr vendue au double du prix. Là aussi, le marketing et le groupe faisaient peser une pression sur l’ado.

L’argument utilitaire

Ici, se pose le problème de l’utilité. Si l’on peut invoquer qu’un simple logo sur des fringues ne les rend pas vraiment supérieures aux autres, il est indéniable qu’il devient difficile de se passer d’un ordinateur et d’Internet, que le GSM est irremplaçable pour rester en contact, et que le jeu sur console, pourvu qu’il reste dans des limites raisonnables, est favorable au développement. Il y a donc des arguments en faveur d’un équipement de base, qui variera en fonction des critères familiaux : budget, finances, valeurs, etc.

Le contre-argument du bon sens
Objectivement, pas contre, tout ordinateur, même de faible puissance, est capable de faire ce qu’on attend de lui : du traitement de textes, surfer sur Internet, envoyer des mails, écouter des MP3... mais pas de jouer. Pour cela, il existe les consoles, et dans ce domaine, on a tout intérêt à ne pas se précipiter sur les dernier modèles, car il faut un certain temps pour que les programmeurs en exploitent pleinement les nouvelles possibilités. Le GSM, s’il permet de téléphoner, c’est déjà un bon départ. Pour l’usage qu’en font les ados, un appareil photo sophistiqué n’est pas nécessaire, et un lecteur de MP3 de base permet la même chose qu’un modèle haut de gamme : écouter de la musique. Dans tous les cas, il est donc absurde de choisir les modèles les plus récents ou les plus puissants.

Qu’y a-t-il derrière la demande ?

La question essentielle à se poser est donc : de quoi notre ado a-t-il réellement besoin ? Derrière la demande formulée, il y a peut-être des objectifs cachés : besoin de reconnaissance par le groupe, de valorisation, etc. Ne peut-il les satisfaire par d’autres moyens ?

Comme toujours, il est donc nécessaire d’entamer un dialogue. En ce sens, les nouvelles technologies ne sont pas à traiter différemment des autres demandes des ados. En n’hésitant pas à dire "non" si l’on pense qu’elles ne sont pas raisonnables. En posant des limites claires et en les faisant respecter. En lui apprenant à définir ses vrais besoins et à postposer la satisfaction ce ceux-ci lorsqu’ils ne sont pas réalisables. En l’aidant à gérer la frustration. C’est ainsi qu’on l’aidera à devenir adulte. Et à résister de lui-même aux sirènes des nouvelles technologies dont les chants, c’est plus que probable, se feront de plus en plus oppressants dans les années qui viennent.

Article paru dans Le Ligueur en 2008.

(par Patrick Pinchart)


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