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::: Anima 2004 ou la décade prodigieuse :::

  

Chaque année, pendant le congé du carnaval, Bruxelles ouvre les portes d’un paradis de l’animation. Autrefois nommé "Festival du Dessin animé et du film d’animation", il a été rebaptisé ANIMA. Un titre sobre et efficace pour un festival pétillant, qui s’ouvre à toutes les formes de l’animation. Dix jours qui raviront tous les amateurs d’images animées.

"Animation, dessin animé, 2D, 3D, stop motion : peu importe l’appellation, vous trouverez tout cela à Anima, sur écran large, pour les petits, pour les grands, avec des invités, des événements, des expos, de la musique, des stages, une nuit animée et plein d’autres choses", résume la préface du programme très fourni.

Comme chaque année, ce programme est très éclectique. Avec des après-midi consacrées aux enfants et des soirées et débuts de nuits pour les amateurs. Pour la première fois, cette année, une compétition est organisée sous la forme d’un prix du public, qui pourra voter, lors des séances spéciales, pour élire trois Grands Prix du long métrage d’animation.

C’est la qualité de sa programmation qui a fait la réputation d’Anima. Et cette année ne fera pas exception. En film d’ouverture, "L’île de Black Mor", un film de piraterie signé Jean-François Laguinie, qui sera suivi d’un trésor : un dessin animé commandé par Disney à Salvador Dali en 1945, qui ne fut pas réalisé pour cause de restrictions budgétaires, et que le studio Disney réalisa en 2003 juste avant de mettre la clé sous la paillasson. Six minutes à peine, mais imaginées par l’un des plus grands créateurs du Xxe siècle.

Les dessins animés ont été pêchés aux quatre coins du monde. Au Japon, bien sûr, maître dans ce domaine ("Le royaume des chats" de Hiroyuki Morita, "Sakura Wars", de Hongô Mitsuru et "Jours d’hiver", un programme rassemblant... 35 réalisateurs !!!), mais aussi en France et au Canada ("Kaena, la Prophétie", du studio Xilam, premier long-métrage français intégralement en images de synthèse), en Russie ("Jacob et la princesse", d’Ilya Maximov), en Grande-Bretagne ("Otherworld", de Derek Hayes).

Notons aussi des séquences spéciales :
- "C’est du belge", sélection de 23 films répartis en deux programmes, reflétant les tendances de l’animation en Belgique.
- "Provocatrash", série de dessins animés axés autour du mauvais goût (hémoglobine au menu).
- Bill Plympton, avec des extraits de son futur nouveau film, des courts métrages répartis sur toute sa carrière, et le film "Mutant Aliens"
- Bruno Bozzetto, avec une sorte de Fantasia à l’italienne, "Allegro non troppo", et une rétrospective de ses courts métrages
- Le cartoon d’or, projection des têtes de liste des palmarès des festivals européens, soit le gratin de l’animation contemporaine
- "Cats", ensemble de films autour du thème des chats (avec, bien sûr, Felix the Cat, mais aussi des spots signés... Philippe Geluck)

Le festival a aussi exhumé de l’histoire du film d’animation quelques petits bijoux. "Les contes de l’horloge magique" rassemble trois courts métrages de Ladislas Starewitch réalisés dans les années 20. "Le roi et l’oiseau", merveilleux conte signé Paul Grimault et Jacques Prévert, complètement restauré.

Un programme trop riche pour être résumé ici. On le trouvera en entier sur le site du festival. Il se déroule du 19/2 au 29/2. Le prix est de 6.5 euros (5.5 Euros pour les enfants), mais une foule de partenaires offrent des réductions.

(par Patrick Pinchart)


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