L’apprentissage de la conduite d’une moto ou d’une voiture ne se fait pas toujours sans mal. L’ordinateur peut-il aider à se préparer avant d’affronter les conditions du monde réel ?

C’est l’idée à la base du "simulateur de conduite 3D" [1]. Ce logiciel vous met aux commandes d’une voiture ou d’une moto (selon la version que vous avez acquise), dans des décors réels, avec les dangers et les aléas de la conduite en ville, feux, panneaux, piétons, chauffards... A vous de vous débrouiller pour arriver sans encombre au but qui vous est fixé.

Avant tout, une petite précision : si ce programme est vendu en une déclinaison "moto" et une version "auto", les deux ne sont pas complémentaires. Elles sont basées sur les mêmes décors et le même moteur. Seul le tableau de bord à l’avant-plan change. Inutile, donc, d’acquérir les deux, un seul suffit.

Le jeu débute par une phase d’apprentissage. On peut choisir l’un des trois modes proposés, "normal"(il faut tenir compte de tous les facteurs de la conduite), "débutant" (on roule sans vérifier l’angle mort ni le rétroviseur) ou "bizuth" (un terme mal choisi, plutôt destiné aux enfants). Et l’on peut sélectionner un véhicule normal, ou de collection, mais seul le tableau de bord change.

Puis commence l’apprentissage. Un instructeur explique les différentes commandes du clavier qui permettent de piloter le véhicule. On se trouve encore sur une piste d’entraînement, le parking d’un centre commercial. Les fonctions de base sont présentes. Le clignotant gauche, le droit, l’accélération, le frein. Un slalom autour des cônes colorés permet de se rendre compte que la conduite d’un véhicule n’est pas chose aisée. D’autant plus que la voiture semble flotter, avec des mouvements peu naturels, comme si l’on se trouvait sur une moto.

Il faut ensuite quitter le centre commercial et se lancer sur la route. L’instructeur indique la voie à suivre, rappelle les touches essentielles. La voix va nous accompagner tout au long du trajet. Qu’on oublie, à un carrefour, par exemple, de vérifier si la voie est libre, et un message nous le signale immédiatement.

Les exercices sont progressifs. Le premier exige simplement d’aller tout droit au prochain feu, puis de tourner au suivant. Le décor simule des prises de vue réelles : on circule ici dans la commune belge de Ledebeek dont les décors ont été reconstitués par ordinateur. On y trouve des quartiers de Berlin, de Londres (pour se familiariser avec la conduite à gauche) et de Paris. Des passants traversent les passages pour piétons, d’autres véhicules passent devant nous. Au fil des séquences, on doit ainsi apprendre à utiliser les clignotants, à observer le trafic, à céder la priorité, à respecter les panneaux de signalisation, etc.

Dix-huit exercices sont ainsi proposés. Pour avoir le droit de passer l’examen de conduite, on ne peut avoir plus de six pénalités par exercice, et maximum 60 au total.

Un concept vraiment intéressant, à la réalisation soignée, qui permet une première approche des conditions de conduite avant de passer aux commandes d’un véhicule réel. Il offre également aux enfants une opportunité de se rendre compte que conduire un véhicule dans la réalité est nettement plus compliqué que dans les jeux vidéo.

Trackmania

Retour à la case "défoulement" avec Trackmania [2] pour remettre en état les nerfs épuisés par le stress de la circulation. Ce concept très astucieux mèle course de voitures sur des circuits proches des montagnes russes des parcs d’attraction... et construction de ces circuits.

Il comporte deux modes. Dans le premier, l’ordinateur vous propose des courses de vitesse sur circuit imposé et des puzzles. Dans ceux-ci, un point de départ et un point d’arrivée doivent être reliés avec un nombre limité d’éléments de route. Un mode déjà très amusant, vu le style très particulier des morceaux de route à assembler.

Mais la véritable originalité de ce jeu est le second mode, qui offre la possibilité de créer ses propres circuits, en achetant des blocs de construction, et de pouvoir ensuite y rouler. Dans ce mode, vous disposez les blocs de routes dans différents types d’environnements (neige, rallye, désert) sans aucune limite autre que celles de votre imagination... et du nombre d’éléments disponibles. Car plus vous gagnez d’épreuves, plus vous accumulez de points, qui vous permettent d’acheter des blocs de construction. L’éditeur annonce la possibilité d’en assembler jusqu’à 2000 ! Un circuit qu’aucun parc d’attractions ne pourra jamais offrir !

Les circuits imaginés par le joueur peuvent être envoyés par mail à d’autres joueurs. Les ordinateurs connectés via ADSL peuvent également jouer en réseau. Et un mode "multijoueurs" (successifs) est proposé, sur le même ordinateur.

Les possibilités nombreuses de ce concept donnent un jeu créatif, aux riches possibilités. Le moteur 3D, très performant, offre des animations de décors fluides, même si l’impression de vitesse aurait pu encore être améliorée. Les habitués des consoles risquent d’être déçus à ce niveau.


[1"Simulateur de conduite 3D", version voiture et version moto. Pour PC multimedia (600 Mhz). Distribué par Transposia. Ottergemesteenweg, 455, 9000 Gent (09/243.98.10)

[2Pour PC multimedia (500 Mhz). Distribué par Mediamix. Brusselsesteenweg, 355, 3090 Overijse (02/688.40.22 - info@mediamixbenelux.com). Un site Internet est consacré à ce jeu : http://www.trackmania-lejeu.com.