L’apparition de la micro-informatique a modifié le profil de nombreuses professions. La plupart des cadres et employés travaillent désormais sur ordinateur et s’occupent eux-mêmes de dactylographier courriers, notes de services, rapports, etc. Mais si rares sont les formations à l’utilisation de l’informatique, encore plus rares sont celles à la simple utilisation d’un clavier.

"Turbo Typing" est là pour compenser cette lacune. Il s’agit d’un cours personnalisé, qui va permettre à chacun de se former à la dactylographie par une série de leçons extrêmement pratiques. Avec une progression très bien maîtrisée de la difficulté. On va à son rythme, pas à pas, et on recommence quand on veut ce que l’on n’a pas maîtrisé.

Avant tout, un test de frappe permet de déterminer son niveau. Il consiste à recopier, dans une fenêtre, un texte affiché à l’écran, extrait de textes aussi prestigieux que "Du côté de chez Swann", "Salammbô" ou encore "Eugénie Grandet".

A la fin du test, l’ordinateur vous calcule votre vitesse brute, votre précision et votre vitesse nette (sans les fautes de frappe). Pour quelqu’un qui tape depuis plus de vingt ans à deux doigts et deux pouces, j’ai la fierté de vous annoncer que j’ai une vitesse nette de 192 caractères par minute - ce qui est sans doute ridiculement bas par rapport aux résultats d’une vraie dactylo, mais ça, le programme a la décence de ne pas me le faire remarquer.

De la pratique et encore de la pratique

Viennent ensuite les leçons proprement dites. On apprend d’abord à positionner ses doigts sur la ligne centrale, en se basant sur les petits repères en relief qui figurent sur deux touches du clavier.

L’ordinateur affiche alors une suite de lettres, qui correspondent à une série de touches à presser. Durant trois minutes, elles vont se succéder, sans interruption, pour nous forcer à acquérir de premiers automatismes. Le but est de parvenir à enfoncer la bonne touche sans regarder le clavier. Pour nous y aider, celui-ci est visualisé à l’écran, la touche est mise en évidence, chaque main est dessinée, et un signe indique le doigt qui doit agir. Facile ? Dans l’absolu, oui. Quand on a vingt ans de déformation professionnelle en dactylographie à deux doigts, je voudrais vous y voir...

Quelques minutes de détente ?

Les leçons se succèdent ainsi, ajoutant régulièrement de nouvelles lettres et donc de nouveaux mouvements de doigts à acquérir, avec chaque fois plusieurs minutes d’entraînement pur et dur. Ponctuées par quelques jeux. Très simples, ceux-ci consistent à faire exploser des ballons avant qu’ils atteignent le haut de l’écran en cliquant sur la touche qui y est affichée, ou à inscrire les mots qui figurent sur des nuages avant qu’ils disparaissent, etc. Quatre petits jeux sont ainsi proposés.

A tout moment, des statistiques sont disponibles. L’ordinateur peut aussi indiquer nos faiblesses, et recommander des exercices de révision.

Il lui arrive également de nous donner quelques conseils. Ainsi, la position idéale pour la dactylographie est celle où le bras et l’avant-bras forment un angle de 90°, avant-bras posé sur le bureau, et pieds à plat sur le sol ou sur un petit banc. Et la distance idéale par rapport à l’écran est d’une soixantaine de centimètres, avec un angle de vision légèrement vers le bas. Vous saviez ça, vous ?

Le conseil ultime qui vaut à lui seul l’achat du logiciel : "N’oubliez pas de faire des pauses(...). Il est bon de temps en temps de s’adosser sur son siège et de relaxer ses bras sur le côté". A faire toutes les 10 ou 15 minutes.

Voilà déjà de quoi changer nos manières de travailler. Suivre cette méthode d’un bout à l’autre (elle comprend treize leçons de huit chapitres, complétées de trois leçons relatives au clavier numérique) ne vous transformera sans doute pas en Michel Vaillant de la frappe, mais vous aidera à utiliser mieux votre clavier et à échapper aux quelques bobos professionnels qui guettent tous ceux qui utilisent l’ordinateur.

Il contient en outre un outil, "Pro Trainer", qui enregistre les mots que vous tapez dans vos autres activités et qui vous propose des exercices adaptés pour vous améliorer. Big Brother is watching you. Oui, mais c’est pour la bonne cause !

Article paru dans "Le Ligueur" en 2004.