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::: BD et multimedia : un mariage réussi ? :::

  

La bande dessinée inspire les scénaristes de cinéma, les développeurs de jeux vidéo, et aussi, plus récemment, les concepteurs de CD-ROM. Certains utilisent des héros connus, dont ils adaptent les aventures, tandis que d’autres créent de nouveaux univers. Deux exemples.

Le fil qui chante

« Lucky Luke », créé par Morris et rendu célèbre par les albums qu’il dessina sur des scénarios du génial Goscinny, est l’une des séries les plus connues de la bande dessinée européenne. Ses aventures ont déjà fait l’objet de diverses adaptations plus ou moins heureuses en dessins animés sur grand écran, et en séries télévisées.

Si, après la disparition de Goscinny, la série eut du mal à se trouver des scénarios aussi forts que ceux du père d’Astérix, elle continua à avoir un succès grandissant. Déjà adopté par les développeurs de jeux sur consoles, Lucky Luke fait son apparition sur ordinateur grâce à une adaptation d’un de ses excellents albums : « Le fil qui chante » [1], datant de l’excellente époque Morris-Goscinny.

Il s’agit ici d’une véritable transposition de la bande dessinée, la plus fidèle possible au scénario. On revit ainsi un des nombreux épisodes pittoresques de l’Histoire des Etats-Unis, les premiers pas du télégraphe qui devait relier la côte ouest et la côte est. Une équipe partit de chaque côté, et tenta d’être la première au point prévu pour la jonction afin de gagner un prix de 100.000$. C’est cette aventure à laquelle le jeune joueur va participer en aidant Lucky Luke à vaincre les périls mis sur sa route par un adversaire sans scrupules.

Les dessins de la bande dessinée ont été repris tels quels ou redessinés pour être ensuite animés. L’histoire a été segmentée en diverses séquences, séparées par des activités ludiques. Pour pouvoir découvrir la suite du récit, il est obligatoire d’accomplir au préalable les missions fixées.
Si les jeux (en deux niveaux de difficulté) sont variés et leur réalisation honorable, on ne peut pas en dire autant de l’adaptation de la bande dessinée, qui a visiblement été confiée à un graphiste débutant. Les erreurs de dessin sautent aux yeux, tant dans la représentation des visages que dans certaines proportions des corps. Le résultat est affligeant et l’on regrette que l’œuvre d’un des géants de la bande dessinée ait été ainsi massacrée. Dommage : l’idée de départ était pourtant excellente.

Les mystères de Londres

Le studio « Belle Productions » est constant dans ses réalisations : chaque année, il nous offre une nouvelle bande dessinée interactive. Après « L’île diabolique », qui avait installé le concept, après « Le secret de l’Alchimiste », voici un troisième titre [2] qui emmène quatre adolescents, Tom, Julie, Dora et Joao, en Angleterre. Ils ont trouvé un travail d’étudiant plutôt intéressant : s’occuper du zoo privé du duc de Bathborough, dans une immense propriété. Ils auraient dû se douter, en acceptant l’offre, que quelque chose clochait car, même s’ils ont été choisis parmi 250 candidats, ils ont reçu un mail leur suppliant de ne pas accepter le job. Pourquoi ? Mystère...

L’intendant des lieux, en tout cas, n’est pas très sympathique et ne les porte pas dans son cœur. Le Duc, lui, est très fier de sa collection de peintures et se fait un plaisir de leur faire visiter son immense château.
Mais, une nuit, des inconnus masqués y pénètrent et, après avoir neutralisé le système de sécurité, emportent les tableaux et enlèvent le comte, drogué comme tous les occupants du château... avant de libérer tous les animaux sauvages dans le parc. Les quatre « frenchies » vont donc mener une enquête qui les mènera jusqu’à Londres.

L’histoire est affichée case pas case sur des écrans correspondant à des demi-planches de bande dessinée. Des micro-animations donnent du mouvement à certains éléments de décors, comme une voiture qui roule, un animal dont l’avant-corps glisse pour suggérer qu’il avance. Et lorsque la souris passe sur certains personnages, un phylactère apparaît, ajoutant une réplique à une discussion (qui est donc parfois décousue, le joueur n’étant pas forcément au courant de l’ordre choisi par le programmeur). Il faut donc, sur chaque case, deviner où placer le curseur et où cliquer. Ce qui se révèle vite laborieux, d’autant plus que la plupart des clics sont gratuits et ne font pas énormément avancer l’action. Le déclenchement de séquences narratives plus longues serait nettement moins répétitif.

Si le concept mérite d’être amélioré, la réalisation est impeccable. Des graphismes soignés, une bande-son élémentaire mais efficace, des effets spéciaux réalisés avec peu de moyens, mais qui remplissent bien leur rôle...
A divers moments du récit, des épreuves sont à accomplir, ce qui rompt heureusement la monotonie générale. Une encyclopédie sur la Grande-Bretagne, Londres, les Anglais, est accessible à tout moment. On y trouve des fiches sur les différents lieux de la capitale, les habitudes des autochtones, la culture, les curiosités, l’Histoire de l’Angleterre, etc.

On regrette cependant que ce CD-ROM à volonté éducative ne soit pas exempt de fautes d’orthographe.

Article paru dans Le Ligueur en 2004.


[1Emme, pour Mac et PC multimedia. Pour enfants de 8 à 12 ans. Distribué par Mediamix.

[2Belle Productions, pour Mac et PC multimedia. Pour enfants à partir de 9 ans. Distribution ABC SOFT.

(par Patrick Pinchart)


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