::: Agenda ::: ::: Lire ::: ::: Jouer ::: ::: Cliquer ::: ::: Bouger ::: ::: Consommer ::: ::: Zapper :::





*** A ne pas rater ***

Pas de conseil particulier pour l'instant.

*** Conseillé par WEEK-ENDS.BE ***

Pas de conseil particulier pour l'instant.
Pour accéder à l'agenda complet cliquer ici

[:::: Imprimer cet article :::: ]

::: Consoles : un marché simplifié :::

  

Sega, le père de Sonic, de la Megadrive qui domina la fin des années 80, a jeté le gant. En 2001, il ne reste plus que deux combattants dans l’arène des consoles : Sony et Nintendo.

Chacun victorieux dans son domaine : Sony, grand maître des consoles de salon avec sa Playstation 1 et sa nouvelle, deuxième du nom, et Nintendo, avec sa Game Boy, désormais déclinée en trois versions, noir et blanc, couleurs et " advance ".

Avec ses six années d’existence, la Playstation 1 a largement eu le temps de convaincre de la qualité de la console et de la quantité de jeux disponibles. Avec le temps, elle s’est constitué un catalogue impressionnant de jeux de haute qualité. Les développeurs la connaissent désormais sur le bout des doigts, et la poussent dans ses derniers retranchements, utilisant à fond toute sa puissance.

En l’an 2000, elle s’est même offert un lifting en sortant dans une version plus compacte, la PsOne, de toute beauté. Plus petite, mais avec la même puissance à l’intérieur que son aînée, et une compatibilité avec tous les jeux de celle-ci.

L’automne 2000 a également été l’année du lancement de la Playstation 2, la PS2, la console la plus puissante du moment. Basée sur un processeur 128 bits (contre 32 pour la Ps1), elle est dotée d’une kyrielle de microprocesseurs dédiés uniquement aux effets spéciaux et à la 3D. Ce qui fait également son intérêt, c’est qu’il s’agit d’un lecteur de DVD, capable donc d’utiliser les jeux programmés pour cette console, mais aussi de visionner des films comme vous le feriez avec n’importe quel lecteur de DVD de salon. Si, au moment du lancement, nous vous conseillions d’attendre avant d’acheter, ceux qui auront suivi notre conseil peuvent s’en féliciter : un an après, la console a subi une très forte baisse de prix qui la rend réellement intéressante puisqu’il se rapproche du prix d’un lecteur de DVD : 13.000FB. Et les programmeurs ont eu le temps de se familiariser avec la machine ; les jeux qui sortent, et dont nous vous présentons ci-dessous une sélection, sont vraiment impressionnants.

Du côté de Nintendo, après la N64, dont la quantité de jeux disponibles est bien plus modeste, une réplique à la PS2 est annoncée sous la forme d’une console extrêmement puissante, elle aussi, la Game Cube. Mais elle ne menace pas encore Sony. Elle arrivera en Europe avec près de deux années de retard par rapport à la PS2, qui aura profité de ce temps pour élargir son catalogue. Or, c’est la qualité et la quantité des jeux disponibles pour une console qui fait son succès, pas les capacités technologiques de celle-ci.

Mais Nintendo a également de belles victoires à son actif. En 1989, il lançait la plus prodigieuse des consoles portables, la Game Boy. Son seul défaut était un écran en noir et blanc, qui nécessitait un excellent éclairage. Mais son autonomie importante et, surtout, la diversité et la très haute qualité de son catalogue, l’ont maintenue au sommet sans que, jamais, son intérêt ne vienne à diminuer.

D’autant plus que, il y a deux ans, Nintendo l’a lancée en version couleurs (± 3.000 FB). Un nouveau succès, d’abord dû aux jeux des Pokemon qui l’accompagnaient et qui ont été à la base d’un véritable phénomène de mode chez les enfants et les adolescents. Mais aussi par le fait qu’elle était compatible avec tous les jeux de la Game Boy, ce qui lui permettait d’avoir, dès le départ, un catalogue énorme. L’écran, malheureusement, souffre du même défaut que la précédente : peu lisible, il nécessite un bon éclairage pour jouer.

Cette année, Nintendo sort une troisième version, la Game Boy Advance (± 5.000 FB). Avec un écran plus large, une meilleure résolution, elle est également plus puissante. Elle serait compatible, affirme Nintendo, " avec presque tous les jeux Game Boy et Game Boy Color ", ce qui reste à vérifier. Il est encore trop tôt pour déterminer si elle aura autant de succès que les deux précédentes.

Pour le peu que nous ayons pu voir, les premiers jeux ne sont pas encore terriblement excitants. Comme toujours, les développeurs commencent par porter sur la console des jeux existants, les présentant comme neufs alors qu’ils n’ont subi que des adaptations. Il faudra un certain temps pour qu’ils s’imprègnent des caractéristiques de la machine et développent des jeux qui utilisent pleinement son potentiel. Et, comme pour la PS2 il y a un an, il est inutile de se précipiter : le meilleur est à venir. Pour un enfant possédant déjà une Game Boy Couleurs, l’achat d’une Game Boy Advance est clairement prématuré. Mieux vaut acheter une console lorsqu’on peut choisir dans un large catalogue que devoir se contenter de premiers jeux insatisfaisants.

De premiers jeux pour la Playstation 2

Splashdown
Comme la probabilité est importante pour que, au moment où vous lirez ces ligne, le temps belge soit revenu au pourri, voici de quoi vous faire oublier la grisaille de notre ciel. C’est une superbe course de motos aquatiques dans des paysages de rêve : mer turquoise, îles paradisiaques, soleil, lumière… La puissance de la console permet des rendus extrêmement réalistes, et les effets d’eau et de vagues sont particulièrement alléchants. Quant aux circuits où ces courses vont se dérouler, accrochez-vous : Maui, une île du Pacifique, les marais des Everglades en Floride, les trois fleuves, la barrière de Corail en Australie, le lac Quillotoa en Equateur, le port de Nice, une plage de Bali, le Nil, les canaux de Venise. Mais aussi le Loch Ness, et même le Rhin, sous un ciel plus chargé.
Le CD propose différents types de jeux, parcours libre, compte à rebours, mime, et circuit complet.
Trois niveaux de difficulté sont proposés, ce qui augmente considérablement la durée de vie du jeu.

Airblade
Le héros de cette simulation de skateboard en forme de jeu d’aventure fonce à travers les rues d’une cité américaine, surfant sur sa planche tandis que les forces de l’ordre tentent de le repérer et de l’attraper. Le moindre élément de décor est, pour lui, un support à des figures acrobatiques : rampes d’escaliers, lampadaires, bords de trottoir, panneaux publicitaires, etc. Il faut dire qu’il n’a pas une planche normale. Elle semble montée sur coussin d’air, et dotée d’une propulsion autonome qui lui permet de littéralement s’envoler d’obstacle en obstacle.
La simulation, si elle n’a rien de réaliste, a le mérite d’être d’une jouabilité extraordinaire. Les mouvements du joueur sont d’un naturel étonnant, les figures époustouflantes, et les réactions aux commandes d’une souplesse rare.
Il est possible de jouer seul ou à plusieurs et de vivre une aventure selon un scénario préétabli, raconté par de petits films en 3D qui mettent le joueur en situation. Le disque contient également un film, uniquement en anglais, le " making of ", qui raconte comment le jeu a été réalisé, et une galerie de dessins de travail et de recherches de personnages.

Satanas et Diabolo : wacky races
Les fameux fous du volant des studios Hanna et Barbera sont de retour pour une course délirante, dans des décors farfelus, prêts à se jouer les tours les plus sournois : Al Carbone et sa bande, Pénélope Jolicœur, Rufus la Rondelle et Saucisson, Satanas et Diabolo aux commandes de leur Demone Double-Zéro, les frères têtes dures et leur caraverne, Pique et Collegrame et leur Dingo-Limousine, et bien d’autres véhicules et pilotes farfelus.
Les graphismes, mélange de 3D et de trait BD, annoncent directement la couleur : on n’est pas ici dans une simulation réaliste de course de voiture, mais dans une grosse partie de rigolade où il ne faut surtout par faire attention aux détails.
Quoique, les détails, justement, sont soignés et les différents circuits, même imaginaires, sont très joliment réalisés. Ils vont des pics neigeux (le défi des rois de la piste, la dingo challenge cup, le défi diabolo d’or, le dernier combat) aux paysages de l’ouest américain (cow-boy city, la route du pétrole, la vieille mine abandonnée, chicanos square, l’express du grand canyon, et un château de la peur). Des circuits assez courts, ce qui a le mérite d’offrir des courses vite terminées, mais on connaît assez rapidement les pièges de chaque terrain.
Le mode " replay ", à la fin d’une course, qui permet de revoir tout son déroulement en suivant la voiture de son choix, est particulièrement drôle.
Au total, onze voitures sont disponibles, sur 20 circuits, et une soixantaine de gadgets permettent d’expédier les autres concurrents dans des situations ridicules.
Quatre joueurs peuvent s’y connecter en simultané.

MX Rider
Dans cette simulation de moto-cross, le joueur va devoir piloter une moto tous terrains sur des circuits de terre et de boue, en extérieur ou dans un stade couvert (le jeu offre 17 pistes de moto, 6 pistes de super-cross, et 6 arènes). Comme dans la réalité, il en ressortira encrassé de la tête aux pieds et complètement assourdi par le vrombissement des moteurs. Pour la réalisation, l’éditeur Infogrames a dû acheter une licence de la Fédération Internationale de Moto, ce qui lui permet de mettre aux commandes une soixantaine de coureurs professionnels.
Un choix entre différentes motos 125, 250 et 500 cc devrait faire le bonheur des joueurs les plus difficiles.
Les compétitions se déroulent selon trois types : simple, super-cross et free-style. Les stades, surnommés arènes, sont plutôt spectaculaires : on y trouve une arène aquatique, des arceaux enflammés, des volcans, etc. Les plus impressionnantes doivent se mériter. Pour déverrouiller une arène, il faut avoir battu le record de points de la précédente en réalisant des figures acrobatiques sur tous les obstacles possibles. Ce qui n’est, pas du tout, mais pas du tout évident à réaliser.
Il peut se jouer à deux.

Dark Cloud
Après une fastidieuse explication pendant laquelle on nous raconte, par toutes petites bribes de textes, les prémisses de l’aventure, commence une fabuleuse introduction. C’est l’une des plus élégantes qu’il nous ait été donné de voir dans les jeux vidéo, une superbe chorégraphie de jeunes danseuses virtuelles dans un décor magique. Elle est étrangement suivie de l’apparition d’un immense génie grand-guignolesque, le génie du Mal, que le héros va devoir combattre. Le contraste entre la danse et cette scène montre les deux extrêmes dont sont capables les développeurs de jeux vidéo. L’art, incontestable, d’un côté, et le mauvais goût le plus grotesque, de l’autre.
Il s’agit d’un jeu de rôles. Le jeune héros découvre un matin que son village a complètement disparu. Il pourra le reconstituer en explorant des souterrains et en y déclenchant des mécanismes magiques.
L’évolution dans le jeu est astucieusement conçue : le joueur se voit fixer des objectifs simples et précis, et les indications et l’entraînement nécessaires pour les accomplir. Au fur et à mesure qu’il avance, il reçoit ou gagne des objets qui vont l’aider à progresser, et doit mener des combats ou résoudre des énigmes.
Si, classiquement, le jeu consiste à explorer des souterrains et à y rechercher des objets, l’originalité de celui-ci tient au fait qu’ils constituent autant d’éléments du village, que l’on reconstitue ensuite grâce à un module d’édition. Une très chouette idée et un excellent jeu.

Time Crisis II
C’est par une véritable fausse bande annonce de film que débute ce jeu, une habile façon d’introduire le scénario. Il ne plaira pas vraiment à tous ceux qui condamnent la violence dans les jeux vidéo. Jugez par vous-même. Une organisation a constitué un réseau de 64 satellites. Ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’elle n’est qu’une façade pour le lancement d’un satellite nucléaire et que ce sont des terroristes qui la dirigent.
Deux agents ont été envoyés pour tenter d’empêcher cela. Très lourdement armés, ils vont devoir affronter des dizaines de combattants aussi belliqueux qu’eux. Ce jeu d’action particulièrement violent alterne combats et courses poursuites, dans un massacre général, où l’on tire sur tout ce qui bouge, détruisant tous les éléments de décors dans une succession d’explosions spectaculaires. Très difficile à la manette de jeu, il est complété d’un pistolet spécialement développé pour la Playstation 2. Quelques jeux " bonus " permettent de s’entraîner à son utilisation.
Il peut se jouer à deux.

Les 24 heures du Mans
Comme son titre l’indique, il s’agit d’une simulation de Formule 1 sur l’un des circuits les plus célèbres du monde. Le joueur a le choix entre tous les véhicules des différents pilotes ayant participé au championnat 2000. Avant de démarrer, il indique ses capacités de conduite (amateur, intermédiaire, expert). Puis il peut s’entraîner, participer à la course de qualification, modifier sa voiture au garage, ou se lancer immédiatement dans la course. Il peut s’agir d’une course simple, d’un championnat complet, des 24 heures proprement dites, d’une course contre la montre ou d’une partie multijoueurs.
On s’y croirait ! Les effets de lumière ont été particulièrement bien travaillés, on passe du jour à la nuit, dans un circuit qui s’illumine, avant de revenir au lever du soleil, les ombres sous les voitures se modifiant en fonction de l’heure, et donc de l’orientation et de la hauteur du soleil. Enfin, lorsque le joueur mord la poussière, d’épais nuages viennent obscurcir l’écran. On regrette cependant que la gestion des accidents n’ait pas bénéficié du même traitement réaliste. Car si tout le reste est vraiment crédible, les voitures semblent résister sans trop de problèmes aux pires chocs.

This is football 2002
Réalisé en collaboration avec la FIFPRO, ce jeu de football met en scène 250 vedettes mondiales, modélisées avec précision, au point que les amateurs n’auront aucun problème pour reconnaître leurs joueurs favoris. Mais la présence de ces stars ne doit pas occulter celle de 5000 autres joueurs, non-reconnaissables ceux-là, mais dont les noms seront peut-être familiers aux spécialistes. Les mouvements sont très naturels, en particulier grâce aux 800 animations programmées pour les déplacements et le jeu des joueurs et par les commentaires de Thierry Roland et Jean-Michel Larquet, deux vedettes du commentaire sportif en France.
Il est possible de jouer une partie rapide, un match amical, ou de participer à une compétition. Comme à la télé, on peut revoir des extraits de match et les buts, au ralenti, avec différents angles de vue.
La prise en mains est assez rapide, même si le nombre de commandes accessibles par les différents boutons est assez important et s’il faut donc un certain temps pour maîtriser réellement les joueurs.
C’est une très bonne simulation, qui a même poussé le réalisme jusqu’à modéliser le comportement des supporters (chants, cris, trompettes, drapeaux), une certaine forme de bêtise en moins.

Les autres consoles

Playstation 1

Technomage : en quête de l’Eternité
Ce beau jeu d’aventure en 3D aux graphismes féériques plonge le joueur dans un univers médiéval, celui de Gothos, peuplé de deux civilisations aux modes de vie incompatibles entre eux, les Steamers et les Dreamers.
Mais le technomage Melvin et son amie Talis, enfants hybrides des deux peuples, vont s’unir pour sauver ceux-ci. Tout commence par un cauchemar du héros : la terre tremble, des monstres horribles émergent du sol et l’attaquent. Un cauchemar qui se poursuit dans la réalité, puisqu’un tremblement de terre a vraiment eu lieu. Comme dans tout jeu d’aventure, il va falloir explorer l’univers, rencontrer des personnages, discuter avec eux, combattre des monstres et des ennemis. Dans celui-ci, les personnages rencontrés vont lui confier de toutes petites missions, comme leur rapporter quelque chose, retrouver une clé, aller parler un objet à quelqu’un d’autre,… qui s’affichent dans une " liste de quêtes ". La quête principale est donc complétée d’une multitude de quêtes secondaires qui relancent en permanence l’action. Un excellent concept.
Au total, huit mondes sont à découvrir.
(Existe également en version PC)

Alone in the Dark : the new nightmare
" Alone in the Dark " est l’un des plus anciens titres d’Infogrames, qui l’a créé au début de l’Histoire des jeux vidéo sur ordinateur et qui ne cesse d’en produire des suites depuis. Cet univers glauque et inquiétant, au cœur de l’étrange et du fantastique, inspiré par l’œuvre de Lovercraft, est très personnel et particulièrement prenant, ce qui explique son succès.
Le héros en est un détective du surnaturel, Edward Carnby, dont le meilleur ami, Charles Fiske, a été retrouvé mort près d’une île mystérieuse. Il était à la recherche de trois anciennes tablettes indiennes. Carnby va tenter de les retrouver, avec l’aide d’une jeune chercheuse spécialisée dans les langues anciennes. Le joueur choisit le personnage qu’il veut incarner. L’autre évoluera par lui-même.
L’écriture très cinématographique de l’introduction et des scènes intercalaires place le joueur dans une ambiance angoissante dès les premières minutes du jeu. C’est une plongée dans des décors sinistres, de manoir inquiétant en pleine nuit noire, sous la pluie. On cherche, on explore, sans avoir trop d’indices pour se repérer, mais avec la certitude d’être observé par des êtres mystérieux et dangereux.
Le déplacement se fait " à l’ancienne ", sur des décors fixes successifs. Pas de 3D, ici, ce qui démontre qu’il est possible de faire un excellent jeu sans gadget technologique. Le scénario est remarquablement écrit, relançant en permanence l’aspect angoissant du jeu. A déconseiller aux moins de quatorze ans, à la fois par l’ambiance particulièrement lourde et par la difficulté des énigmes, assez élevée. _ Tellement élevée qu’un livre de stratégies a été édité pour venir en aide aux joueurs.
(Existe également sur PC)

Une faim de loup (Sheep, Dog’n Wolf)
Dès le début, on sait que l’on va se marrer. C’est un hilarant petit dessin animé faussement naïf qui nous met dans l’ambiance. Celle du monde délirant de Chuck Jones, un génie de cinéma qui créa les séries de dessins animés les plus populaires des années 40 et 50 : Bugs Bunny, le coyote, Daffy Duck, Titi et Grosminet, Speedy Gonzales, et plein d’autres stars qui continuent, encore aujourd’hui, à faire rire enfants et adultes.
C’est à une aventure du coyote que le joueur est invité dans ce jeu. Il va devoir voler des moutons à Sam, le chien berger, en s’arrangeant pour ne pas les abîmer : qu’il leur manque un petit bout de laine, et la partie sera perdue. Il doit également faire attention à ne pas être repéré. Qu’il se fasse attraper, et c’est la raclée assurée.
La séquence d’entraînement, bien nécessaire, est une merveille. C’est Daffy Duck qui aide le joueur à comprendre les principes du jeu. Très original, d’ailleurs, ce jeu ! Il faut récupérer des objets ou en commander par correspondance, et les utiliser de manière astucieuse afin de voler les moutons, les attirer, les piéger, franchir des obstacles, etc. C’est un concept innovateur, qui fait appel à la créativité du joueur et qui renouvelle constamment le style de jeu. Un coup de cœur de cette sélection.
(Existe également sur PC)

Tintin : Objectif Aventure
Pour sa nouvelle adaptation en jeu vidéo, Tintin a opté pour le look 3D. Un choix audacieux pour un personnage que, à par sous la forme de statuettes de sculpteurs de haut niveau, on n’a jamais vu qu’en deux dimensions.
" Objectif Aventure " prend donc le risque de choquer les millions de fans de Tintin, qui risqueraient de ne pas apprécier une déformation de leur héros par les moteurs de création 3D. Disons qu’ils seront partiellement rassurés et partiellement déçus. Car le titre mêle des " animatiques " pré-dessinés dans une impeccable 3D, et le jeu proprement dit où, pour des raisons de puissance de calcul, l’énergie a plus été mise sur le réalisme et le détail des décors que dans celui des personnages. Mais, dans le feu de l’action, disons que ça passe.
Cinq mondes successifs vont se succéder, chacun centré sur un album de Tintin : "L’île noire", "Le Trésor de Rackham le Rouge", "Au pays de l’Or noir", "On a marché sur la lune", et "Vol 714 pour Sidney". Au total, ce sont 21 niveaux que le joueur va devoir parcourir parmi ces mondes, avec toutes sortes de jeux différents, des simples "plates-formes-exploration" à la course de vitesse aux commandes de différents engins.(Existe également sur PC).

Astérix : Maxi-Delirium
Infogrames fut le premier éditeur de jeux vidéo à se lancer dans l’adaptation d’univers de bande dessinée. Et depuis le début, Astérix semblait voué aux jeux de plates-formes où, à coups de poing (Astérix) ou de bide (Obélix), on cassait du Romain et on chassait le sanglier jusqu’au bout du jeu.
Rassurez-vous : vous pourrez toujours casser du Romain et chasser du sanglier.
_ Mais plus dans un jeu de plates-formes, cette fois. Dans une succession d’épreuves délirantes où tout est, avant tout, question de réflexes.
Prétexte de tout cela : tout le village gaulois prépare une grande fête pour célébrer le 10e anniversaire de sa résistance face à l’envahisseur romain. A cette occasion, Abraracourcix décide d’organiser une série d’épreuves pour désigner qui siègera à ses côtés au cours du grand banquet. Si vous voulez vous goinfrer et picoler, il va donc falloir faire vos preuves dans des joutes dont le sérieux n’est pas la principale caractéristique. Un ball-trap où l’on tente de casser les camps retranchés en envoyant des soldats romains avec une baliste ; un banquet où il faut avaler le maximum d’aliments tout en évitant les mets avariés ; démolir un camp romain ; une course en catapultes ; une chasse aux casques romains ; un combat sur boucliers, etc.
C’est drôlement plus amusant que le dernier album d’Astérix !

Game boy Color

Alone in the Dark : the new nightmare
Le scénario de cet inquiétant récit d’aventure fantastique est sensiblement le même que celui de la version Playstation 1 (voir ci-dessus). Avec une moindre précision dans les décors, naturellement, vu le gouffre qui sépare les puissances des deux consoles. Mais le rendu des images est néanmoins étonnant. Les scènes de nuit, en couleurs blafardes, sont superbes. On n’a plus le choix entre deux personnages, celui du détective Carnby est imposé, mais Aline, pendant qu’il effectue les scènes d’action, fait des recherches de son côté pour l’aider. C’est, vu les capacités réduites de la console, une belle réussite.
Très difficile à maîtriser.

Titeuf
Un jeu qui va faire fureur dans les cours de récré ! "Titeuf, le jeu", est un concept nouveau, le jeu défouloir, une multitude de petites épreuves très courtes mais très " speed " qui ont un effet immédiat sur les nerfs. Si vous résistez à la crise plus de cinq minutes, vous méritez un prix Nobel de la Paix !
Rien, dans cette cartouche, ne ressemble à ce qu’on attend aujourd’hui d’un jeu vidéo. Des thèmes complètement idiots ("Bataille de purée", "La visée de la mort", "Le trou du ciel", "le caca diabolique", "Sploutch", "La piscine de la mort", "Sous les jupes des filles"), un "gameplay" minimaliste (cliquer jusqu’à la mort sur le bouton, le plus vite possible) et un univers pipi-caca qui est bien loin de Lara Croft. Pourtant, on s’amuse dès la première seconde et on s’accroche pour augmenter son score au jet de pipi ou au vomi sur carrousel. Bon, d’accord, ça ne plaira pas forcément aux parents, mais ce type de jeu ne leur est pas vraiment destiné…

Sherif fais-moi peur
Ce petit jeu met en scène deux chauffards officiels du comté de Hazzard. Boss Hogg et le Sherif Rosco P.Coltrane sont au volant d’une voiture qu’ils nomment General Lee, avec laquelle ils aiment parcourir la campagne des environs… à 180 Km/heure, sautant de bosse en bosse, avec une prédilection pour les cascades et sauts spectaculaires.
Le joueur va donc aider ces deux tarés du volant à accomplir 27 petites missions. La première est relativement simple : faire deux fois le tour du circuit du comté. A part qu’on se rend vite compte que circuler sur un terrain de terre poussiéreuse où se succèdent trous et buttes n’est pas vraiment une partie de plaisir. Il faudra ensuite poursuivre des gangsters qui viennent de cambrioler une banque, et ainsi de suite.
Les graphismes sont assez simples, un peu trop, même, mais la jouabilité est correcte : la voiture, file, dérape, saute, à la moindre pression du bouton " accélérer. D’autres véhicules devront parfois être également utilisés, comme une jeep ou une dépanneuse. Un petit jeu qui ne révolutionne pas le genre mais qui change des traditionnelles courses de Formule 1.

Doug
Ce jeu d’aventure, pour une fois, n’expédie pas le joueur dans un monde de mutants et de monstres qui n’attendent qu’un instant d’inattention de sa part pour le transformer en hachis. Non, ici l’on se retrouve dans une ville américaine, Bouffonville, aves son parc, son école, sa librairie, ses fast-foods, etc. Lee héros est un petit garçon comme les autres, aidé d’un petit chien qui n’a rien d’un fin limier. Il est très inquiet car sa petite copine, Patti, a disparu. Il va donc enquêter, parcourir tous les lieux du village pour interroger les gens afin de savoir ce qui a bien pu lui arriver.
En chemin, il ramasse les pièces de monnaie qu’il peut trouver à terre et qui lui seront nécessaires pour utiliser les cabines téléphoniques afin d’obtenir d’autres indices. Cette partie n’est pas extraordinairement excitante. Mais à certains moments de l’aventure, Doug se met à imaginer qu’il est un super-héros plein de super-pouvoirs, et à cette aventure bien terre-à-terre viennent s’ajouter de petits jeux d’action mettant en scène Cailleman, le plus grand héros que Bouffonville ait jamais connu, accompagné de son fidèle associé Caillechien : " Cailleman contre la pluie de météores ", " Cailleman contre l’invasion extra-terrestre ", " Klotzilla ", etc. C’est un peu plus attirant, non ?

(par Patrick Pinchart)


[:::: Imprimer cet article :::: ]


Rechercher sur le site: