Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, plusieurs articles ayant précédemment consacrés aux nouveautés. Ne sont intégrés dans cette liste que les jeux parus au 31 octobre.

Peter Pan : Retour au Pays Imaginaire [1]
Revenu à Londres pour rendre visite à Wendy, à présent adulte et maman de deux charmants enfants, Jeanne et Danny, Peter Pan se voit proposer de les amener au Pays Imaginaire. Mais l’île est investie par les pirates, et dès leur arrivée, le Capitaine Crochet parvient à enlever Clochette. Peter Pan n’a plus de nouvelles non plus des enfants perdus ; seraient-ils eux aussi les victimes de son vieil ennemi ? Il doit sauver ses amis, mais en même temps éviter que Jeanne et Danny tombent à leur tour dans les mains du pirate.

Malheureusement, sans Clochette, il n’est plus capable de voler correctement. Il lui faudra donc trouver des pots de poussière de fées, cachés un peu partout, dont le minuscule contenu lui permettra de parcourir de courts trajets dans les airs. Il pourra ramasser des plumes qui lui donneront des vies supplémentaires, mais devra éviter tous les bandits qui rodent partout.

Une magnifique réalisation, aux décors très fins (la partie introductive, à Londres, est de toute beauté, on passe devant Buckingham Palace, Tower Bridge et différents bâtiments londoniens magnifiquement reconstitués) et à l’animation impeccable : les mouvements sont d’un naturel étonnant. Le dessin des personnages est, lui aussi, d’une remarquable finesse malgré la petite taille de l’écran.

Simple au début, le jeu se complique dès l’arrivée au Pays Imaginaire, truffé de dangers tous les dix pas. Peter peut heureusement lancer son couteau, et combattre en corps à corps, gagnant de l’énergie à chaque victoire. Pas vraiment de réalisme là-dedans, Peter encaisse assez facilement coups de couteau et balles de revolver, et il ne tue pas vraiment ses ennemis : ils s’évanouissent, tout simplement.

Un très chouette jeu, accompagné de quatre extraits du film en vidéo sans véritable intérêt.

Maya L’abeille - La grande aventure [2]
L’ami de Maya, Willy, s’est perdu pendant un voyage scolaire. Elle doit le retrouver avant la tombée de la nuit, mais en veillant à éviter les gardes de la Reine des Abeilles. Ceux-ci, en effet, risquent de la blesser avec leur lance. Son ami Flip le grillon l’accompagne dans cette aventure, au cours de laquelle elle devra ramasser le plus de fleurs possibles, découvrir des passages secrets qui n’apparaissent qu’au contact de certains éléments de décors, et trouver des opercules de miel qui augmenteront son niveau d’énergie avant d’atteindre Willy.

Ce jeu est particulièrement bien réussi. L’animation est parfaite, les dessins très fins, les décors joliment colorés, et la maniabilité exemplaire : la petite abeille se contrôle aisément, sans qu’aucune période d’initiation soit nécessaire. Et les mouvements s’apprennent en progressant dans le jeu, les amis de Maya se chargeant de les lui expliquer au fil des rencontres.

Elle pourra ainsi voler, utiliser des grains de pollen pour se débarrasser d’ennemis, ou déplacer des caisses pour atteindre des parties élevées. Des bonus sont cachés un peu partout, et les récupérer tous apporte des vies supplémentaires.

On apprécie les trois niveaux de difficulté, qui permettent aux plus de jouer. Les plus de dix ans risquent de le trouver trop facile et de le terminer trop rapidement.

Fievel et le trésor perdu [3]
C’est une superbe animation, qu’on croirait tout droit sortie des studios de Don Bluth, qui entame ce jeu de plates-formes de Fievel, dont les graphismes splendides accrochent dès les premières images.

Le souriceau reçoit un message de Wylie Burp, son vieil ami, qui est dans une situation difficile. Il avait participé à la ruée vers l’or, un épisode célèbre de la conquête de l’Ouest, et s’était installé dans une mine près de Gold Dust Gulch. Mais un méchant chat nommé Malone tente, depuis, de la lui voler avec son gang de malfaisants, et le retient prisonnier.

Heureusement, Wylie est le seul à connaître son emplacement. Il en a cependant dessiné une carte, qu’il a déchirée en quatre morceaux pour être sûr qu’elle ne tomberait pas entre les mains des voleurs. Il en a envoyé un quartier à ses meilleurs amis, répartis aux quatre coins du pays. Mais Malone a repéré le manège, et il a mis ses bandits à la poursuite des pigeons voyageurs transportant les papiers. Wylie supplie Fievel de les récolter et de les cacher jusqu’à ce que Malone ait cessé de nuire.

Le courageux souriceau doit donc parcourir le pays pour les retrouver, puis se rendre à Gold Dust Gulch pour délivrer son ami. Avec, comme unique arme, un chapeau magique qu’il peut lancer comme un boomerang sur les ennemis !
Comme tout jeu de plates-formes, Fievel doit explorer des niveaux en trouvant tous les supports possibles pour avancer et ramasser des bonus, tout en évitant les dangers. A chaque ennemi éliminé, Fievel retrouve un peu d’énergie, ce qui permet de poursuivre le jeu même si on a été touché. Une qualité pour les plus jeunes joueurs, mais qui risque de rendre le jeu trop facile pour les autres.

Un très joli jeu, aux décors bien travaillés, aux dessins très réussis et aux animations soignées.

Sabrina l’apprentie-sorcière [4]
Les deux tantes de la petite sorcière Sabrina se comportent bizarrement depuis quelque temps. L’une lave la vaisselle dans un évier rempli de… potage, et l’autre passe son temps à lire… une pizza, comme si c’était le journal du matin. En fait, c’est un méchant sorcier, Spooky, qui les a hypnotisées afin de les emmener dans son monde et de voler leurs pouvoirs magiques. Il compte ensuite faire de même avec toutes les autres sorcières de la planète. Sabrina plonge donc à son tour dans ce monde magique pour tenter de les en extirper.

Commence alors une exploration d’une série de niveaux constitués principalement de plates-formes sur lesquelles il faut sauter pour tenter d’attraper les bonus posés un peu partout. A chaque niveau, il est obligatoire de récupérer trois cristaux pour être autorisé à activer le portail de sortie. A tout moment, il est possible d’alterner Sabrina et son chat. Il peut ainsi se faufiler à des endroits qu’elle ne peut atteindre à cause de sa trop grande taille.

Ce jeu de plates-formes très classique fait un peu vieillot. Mais c’est l’un des derniers sortis pour la Game Boy Color, qui tire avec lui l’une de ses denières salves. Les possesseurs de cette console seront donc heureux de trouver une nouveauté. Mais utilisé sur la Game Boy Advance, il fait terriblement vieillot.

Stuart Little 2 [5]
La minuscule et sympathique petite souris venue du cinéma s’offre un jeu de plates-formes en 3D dans un environnement qui n’est autre que notre quotidien - une maison et son voisinage direct (jardin, parcs, égouts) - mais où tout, à cause de sa petite taille, est démesurément grand. Le moindre objet devient pour elle un obstacle énorme, qu’elle doit escalader ou éviter. De plus, les araignées, fourmis et autres hôtes involontaires de nos foyers, constituent pour elle des dangers importants.

Avec l’aide d’un oiseau qui va lui apprendre tous les mouvements (la partie didactique, très bien faite, cible les plus petits), elle doit trouver des bijoux qui ont été volés et les rendre à leurs propriétaires. Au fil du jeu, elle rencontre d’autres personnages du film qui lui donnent des explications, des indices ou un coup de patte. Et à la fin de chaque niveau, des extraits du film récompensent le joueur.
Il s’agit d’une aventure non-linéaire, qui consiste à trouver les moyens pour atteindre les zones les plus élevées de la maison, tout en évitant le contact avec les nombreux animaux qui ne nous veulent que du mal.

Pour cela, il faut résoudre des énigmes, s’accrocher à des câbles, donner des coups de queue ou lancer des pommes pour se débarrasser des ennemis, et participer à de mini-jeux comme piloter un bateau, conduire la petite voiture rouge, attraper des étoiles placées sur le passage d’un wagon de train de modèle réduit en mouvement, etc. Des jeux variés, mais très faciles. Raison pour laquelle ce jeu est uniquement réservé aux plus jeunes joueurs.

Les graphismes et les animations sont de très bonne qualité, et les développeurs ont réussi à pousser la petite PSOne dans ses ultimes possibilités.

Le Petit Dinosaure [6]
Catastrophes en avalanche pour tous les amis de Petit Pied, le jeune dinosaure. A cause d’un éboulement, certains sont prisonniers d’une grotte habitée par un Tyrannosaure, alors que d’autres sont coincés dans le désert ou dans des marécages. Il va donc devoir se rendre dans ces différents lieux pour les aider, récoltant des feuilles sur son passage afin d’accumuler de l’énergie pour les moments difficiles.

Malheureusement, ces temps anciens étaient aussi ceux de tous les dangers, et de nombreux animaux vont l’attaquer en chemin. Petit Pied, pour se défendre, ne peut faire que sauter de tout son poids sur eux afin de les éliminer. Au bout du chemin, lorsqu’il aura retrouvé tous ses amis, et qu’il les aura délivrés, il pourra espérer rejoindre la vallée des Merveilles, où tous les dinosaures vivent heureux et tranquilles.

Un jeu de plates-formes aux dessins soignés, accompagné d’une musique sympathique. La prise en mains est immédiate et l’on maîtrise aisément Petit Pied et les quelques mouvements à apprendre pour attraper les bonus et assommer les ennemis.

Il offre trois niveaux de difficulté afin de s’adapter aux capacités des joueurs.

Les Pierrafeu : Gros problème à Bedrock [7]
Le " Gros problème " dont parle le titre est la disparition du meilleur ami de Fred Pierrafeu, Arthur, qui a été capturé par un savant qui porte plutôt bien son nom, le Docteur Sinistre.

Fred espère bien pouvoir retrouver son vieux pote en explorant la ville de Bedrock et ses environs. Mais, comme on le sait, l’âge de la Pierre n’était pas de tout repos pour les hommes du même nom, et de nombreux dangers le guettent, qui vont des traditionnelles sales bêtes aux… barbecues qui se mettent à flamber au moment de son passage, en passant par des ptérodactyles qui s’amusent à lui jeter de grosses pierres sur la tête.

S’il veut survivre et espérer reboire un pot avec Arthur, il a donc tout intérêt à éviter ces innombrables pièges, et à apprendre à se défendre grâce à des objets qu’il pourra utiliser comme armes.

Ce jeu, destiné principalement aux plus jeunes, offre douze niveaux de jeu répartis dans quatre mondes différents. Le nombre important de pièges semés sur le chemin de Fred nécessite une période d’adaptation.

Hugo Advance [8]
Ce petit personnage était apparu il y a plus de dix ans dans les tentatives de " télévision interactive " (sic) présentées par Karen Chéryl, où un téléspectateur le dirigeait aux commandes d’une locomotive ou d’un avion en appuyant sur les touches de son téléphone. Autant dire que ce n’était pas vraiment excitant, ni pour le joueur, ni pour les télespectateurs. Comprendre pourquoi, tout à coup, on ressort ce personnage oublié pour le proposer en jeu vidéo est un mystère, d’autant plus que le jeu n’est pas vraiment ce qui s’est fait de plus révolutionnaire sur la Game Boy Advance. C’est une sorte de jeu de plates-formes " light " mono-écrans. Sur chacun de ces écrans, Hugo se trouve dans un décor constitué de quelques plates-formes sur lesquelles se trouvent des animaux ennemis. Il dispose d’un appareil pour les congeler momentanément. S’il saute dessus pendant ce temps-là, où s’il les fait tomber de la plate-forme, ils se brisent, et lui donnent des bonus. Il peut aussi les placer l’un sur l’autre, afin qu’ils forment un bloc plus gros qui lui rapportera un bonus plus important. Le problème, c’est que, pendant ce temps-là, les autres ennemis continuent à se déplacer dans cet espace réduit et qu’il doit donc les éviter ou les transformer eux aussi en blocs de glace ; et l’exiguïté des lieux l’oblige à placer les blocs à certains endroits pour pouvoir sauter dessus ; enfin, de nouveaux monstres apparaissent pendant ce temps, dont certains sont invulnérables à son rayon glacial. Le jeu se complique donc rapidement.