Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, plusieurs articles ayant précédemment consacrés aux nouveautés. Ne sont intégrés dans cette liste que les jeux parus au 31 octobre.

Extreme Ghostbusters : Code Ecto-1 [1]
L’équipe de chasseurs de fantômes devait partir en vacances ensemble. Rendez-vous à l’aéroport, direction Hawaï. Mais deux membres n’y sont jamais arrivés. De plus, l’unique reproduction du comte Mercharior s’est disloquée en douze morceaux chez un antiquaire de la IIe avenue, ce qui a provoqué un envahissement de la ville par des fantômes. Du travail pour les Extreme-Ghostbusters, désormais en nombre réduit (deux !)…

Ce jeu d’action débute par un circuit dans une rue américaine encombrée de travaux, de véhicules de police et d’autres obstacles qu’il faut éviter tout en fonçant dans des icônes de bonus de temps qui permettent d’aller plus loin. C’est qu’on ne dispose que de 40 secondes, ce qui est trop peu pour se rendre à l’immeuble où des fantômes ont été repérés. Ensuite, débute le jeu proprement dit. De partout, surgissent des fantômes. Il faut donc évoluer tout en les éliminant avec son fusil spécial, lançant une sorte de " slime " aux effets destructeurs sur les spectres. Là aussi, des bonus placés un peu partout permettent de récupérer de l’énergie, des points de vie et d’augmenter la puissance de son arme.

L’originalité de ce jeu, aux graphismes et à l’animation très soignés, est de permettre de changer de personnage à tout moment, chacun des deux chasseurs de fantôme ayant ses propres caractéristiques et ses propres armes. Douze niveaux, de plus en plus difficiles, sont à traverser, véritablement truffés d’ectoplasmes sortant de partout, avant de rassembler les douze pièces du tableau et de ramener la ville dans son état normal.

La maniabilité est excellente, les dessins sont très soignés, les décors variés et l’animation de qualité. Une bon choix pour les amateurs de jeux d’action.

Donald Duck PK [2]
Donald Duck, le génial canard acariâtre créé en 1934 par les studios Disney, se voit attribuer ici la particule "PK". "PK", dans le jargon scientifique futuriste du monde dans lequel il se retrouve plongé, veut dire "canard énergétique". De l’énergie, on savait qu’il en avait à revendre, notre bon vieux Donald presque septantenaire.

Mais, avec le matériel dont on l’a affublé, il en a désormais des tonnes. Qui lui seront bien utiles, car il va devoir, excusez du peu, sauver la planète Terre d’une invasion d’extra-terrestres. Au début, on le retrouve dans une station polaire en pleine tempête, armé d’un canon déjà assez encombrant, mais qu’il va pouvoir "customiser" lorsqu’il aura dégommé assez d’ennemis.

Comme d’habitude dans les jeux Disney, la partie "apprentissage" est bien faite. A différents endroits, un petit exercice d’entraînement est proposé à l’enfant pour qu’il puisse exercer des compétences qui seront nécessaires plus loin dans le jeu. Les plus jeunes devraient apprécier ce jeu malgré des aspects un peu répétitifs, mais les plus grands le trouveront trop facile.

Largo Winch : Opération SAR [3]
Un groupe de terroristes sud-américains de la South American Redemption (S.A.R.) envahit une usine du Groupe Winch. Largo Winch et Tania, une journaliste, présents sur les lieux, sont pris en otage. Largo reste libre de ses mouvements, et il doit libérer la jeune femme, ligotée sur une chaise, avant de se charger des terroristes.

Un principe qui va se maintenir tout au long du jeu : le joueur reçoit une mission au début de chaque niveau, qui, une fois accomplie, lui permet de passer au suivant. Il doit donc explorer des lieux qu’il ne connaît pas, en repérer tous les pièges et les dangers afin de les éviter, et résoudre diverses énigmes comme, par exemple, trouver un fusible ou désactiver les diverses bombes placées dans les diverses pièces d’un immeuble. Le jeu mélange action et évitement. Plutôt que de cogner, il faut éviter d’être repéré, se déplacer en catimini. Largo Winch est en contact radio avec ses co-équipiers, qui peuvent lui donner des indications vitales.

Basé sur la série télévisée, et non sur la bande dessinée, ce jeu d’aventure aux graphismes assez sommaires est plutôt difficile. On le conseillera plutôt aux joueurs expérimentés.

Tekken 4 [4]
Tekken est le jeu de combat par excellence. Il consiste en une série de combats à mains nues, qui permettent aux joueurs d’expérimenter des techniques de combat d’arts martiaux ou de sports plus primaires comme la boxe, contre des combattants particulièrement puissants. Et particulièrement monstrueux, parfois, les créateurs ne faisant pas dans la dentelle lorsqu’il s’agit d’imaginer des brutes épaisses.

Le "héros" (sic) explore différents lieux peuplés de vilains méchants qui vont l’attaquer. Au fur et à mesure qu’il les combat, il accumule des points et en " libère " d’autres (ils ne sont pas accessibles au début du jeu, il faut les mériter), qu’il pourra affronter à leur tour. Dix sont proposés au démarrage du jeu, 23 sont disponibles au total, parfois pittoresques (un panda !), parfois très kitch, parfois charmants (quelques jolies filles constituent l’arène des combattants).

Ce CD offre un mode histoire, où l’on joue en suivant les pérégrinations du personnage central (à la fin du jeu, on revoit la vidéo de ses exploits), et des modes arcade/contre la montre, duel, équipe (jusqu’à huit personnages), survie (autant d’adversaires que possible sans interruption), pratique (entraînement à tous les coups possibles) et "Tekken" (affronter tous les combattants qu’on rencontre en progressant sur une carte).

Graphiquement, le jeu bénéficie d’un niveau de finition très poussé, avec une foule de détails animés dans chacun des personnages et des décors. Les mouvements sont particulièrement naturels et la quantité de mouvements et de techniques de combats par personnage est importante. Des coups spéciaux sont aussi disponibles, mais il faut pour cela maîtriser des combinaisons de touches complexes, à réaliser dans un temps extrêmement court. Beaucoup d’entraînement est donc nécessaire pour devenir un champion. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle…


[1Un jeu LSP pour Game Boy Advance. A partir de huit ans.

[2Un jeu Ubi Soft pour Playstation 2. A partir de six ans. Distribué par Ubi Soft

[3Ubi Soft pour Playstation 1, à partir de dix ans. Distribué par Ubi Soft.

[4Un jeu Namco pour Playstation 2. A partir de huit ans. Distribué par Sony.