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::: Du DJ au "deejay" :::

  

De mon temps, il y avait les "disc-jokeys" qui animaient nos "boums". Leur appellation s’est américanisée, leur rôle aussi. Voyage au pays de ces drôles d’agitateurs nocturnes que sont les "deejays".

"Chaaaaaan... gez !". Durant la farandole, c’était le signal de changer le sens de la danse pour tous ceux qui tournaient bras-dessus, bras-dessous, sur "Jef, un p’tit verre, on a soif" ou tout autre morceau d’anthologie hautement intellectuel du Grand Jojo. Un sourire idiot aux lèvres et le cerveau légèrement embrumé, tout le monde tournait dans un sens puis dans l’autre. C’était le rituel du samedi soir, que les cameramen de l’émission Strip Tease auraient pu immortaliser pour montrer à nos enfants ébahis, en une séquence ethnologique hautement instructive, ce qu’étaient les mœurs de certains de leurs parents lorsqu’ils voulaient se défouler.

Aujourd’hui, ce sont les "deejays" qui mènent désormais la danse. Le pousse-disques a été remplacé par des techniques très sophistiquées de manipulation des vinyles. Et le successeur de l’antique disc-jockey passe son temps à "scratcher".

C’est quoi ?

"Scratcher", c’est apparemment simple. Le deejay bloque le disque, le lance un court instant, revient en arrière, le relance... créant un rythme et transformant le vinyle en véritable instrument. Cela fait "scritch", "scratch, "wouchouwouchouwouch" ou quelque chose comme ça et sert de support au disque sur lequel se trémousse toute la salle.
Mais si cela semble à la portée de tous, cette base de toute soirée actuelle digne de ce son est relativement complexe et ne la maîtrise pas qui veut. N’essayez pas sur votre platine de salon si vous en possédez encore une, la tête et le diamant n’y résisteraient pas. Ni votre collection de disques. Car il faut un matériel et des vinyles spéciaux.

Reprenons au début

Tout cela est expliqué dans un DVD, <@21M>DVDeejay<@21R>, qui est le premier d’une série destinée à transformer les amateurs en "pros" de l’animation des "rave parties".
Il raconte l’historique du "deejing", qui remonte à New-York (évidemment) dans les années 1970 et qui a vraiment explosé en Europe dans les années 1980. Et comment le rôle du "deejay" est devenu prépondérant dans les clubs et les boîtes de nuit, chacun imposant son style et sa personnalité.

On y interviewe l’un des maîtres français, DJ Dee Nasty (prononcez à l’anglaise pour comprendre le calembour), qui raconte son itinéraire de deejay gâté, jusqu’à ce qu’il soit devenu une star, appelée par des groupes pour chauffer la salle avant les concerts. Ses prestations sont désormais éditées sur disques.

Le DVD propose ensuite le début d’un cours, sous la forme d’une succession de séquences assez courtes sur l’ABC du métier, du choix du matériel aux premières techniques. C’est très basique, mais il faut bien commencer par le tout début pour ceux qui ignorent tout de cet art. Quelques trucs et astuces, tout aussi minimalistes, complètent cette partie.

Il se termine par les traditionnels bonus, soit quelques présentations de deejays célèbres, leurs biographies, de courts extraits de vinyles, et le plus spectaculaire : quelques maîtres du genre à l’œuvre. On reste pantois devant leurs prestations, tant leur dextérité est impressionnante.

On se rend compte qu’ils sont de vrais artistes, capables de mêler les sons créés par d’autres pour suggérer une ambiance et une rythmique uniques. Il faudra beauuuucoup d’entraînement au commun des mortels avant d’arriver à un tel résultat. Et inutile de dire que si vous n’avez pas une bonne oreille musicale et un bon sens du rythme, mieux vaut postuler pour les quelques places de disc-jockeys encore disponibles en Belgique pour les fêtes d’école primaire...

(par Patrick Pinchart)


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