Profitons, avec un certain sens de l’opportunisme, de l’effet subliminal du mot “football” pour attirer votre attention.

La sortie de “Power Soccer 2” [1], une simulation de cette activité curieuse qui consiste à torturer un pauvre ballon à coups de pieds devant une foule vociférante, est un excellent prétexte.

Les jeux de sport sont d’ailleurs le plus bel apport des nouvelles consoles au plaisir du jeu. “Rapid Racer”, par exemple, est un échantillon convaincant des sensations qu’elles peuvent amener. L’excitation de la vitesse est bien réelle dans cette simulation de course de hors-bords où les décors réalistes défilant à vive allure vous donnent vite l’impression de vous envoler.

Les six circuits, que l’on parcourt de jour comme de nuit (avec des effets spéciaux magnifiques), vont de la plage à une rivière encaissée, en passant par... une coulée de lave. Au passage, on récolte des primes en ramassant des objets, ou on devient le centre d’un feu d’artifice inattendu en sautant sur une mine. Les experts pourront même, grâce à un générateur de circuit, façonner une épreuve à leur hauteur.

Goal !

“Power Soccer” est donc une simulation de football qui utilise toutes les possibilités 3D de la Playstation.

Comme “Final Fantasy”, l’un des plus célèbres jeux de rôle pour PC, dont la septième édition est transposée avec succès et en trois dimensions sur cette console. L’aventure est tellement immense qu’il a fallu trois CD pour en placer les différents épisodes.

Né de la vogue des jeux de rôles - où les joueurs vivaient une aventure imaginée et dirigée par un maître de jeu - il en a repris les principes. Mais différents pastiches de jeux vidéo ont été ajoutés pour varier l’incessant rythme combats/explorations. Riche au niveau de la quantité de personnages et d’ennemis divers, ce jeu dense nécessitera des dizaines d’heures acharnées avant qu’en soient épuisées toutes les subtilités.

Les novices et les plus jeunes auront bien du mal à en assimiler l’interface complexe qui gère les pouvoirs magiques, les types de combats, les actions, les données de l’équipement, les points de vie, de force, d’expérience, etc. Les voilà prévenus.

Penalty

Je m’apprêtais donc, avant de disgresser, à parler de “Power Soccer”, qui en est lui à sa deuxième édition.

Mais je m’en voudrais de ne pas vous présenter, auparavant, “Overboard”, un jeu très drôle où l’on dirige un vaisseau pirate miniature qui explore des contrées lointaines en saccageant tout sur son passage, dans la joie et la bonne humeur.

La vue panoramique aérienne permet d’éviter les détails les plus croustillants, limités ici aux boulets qui volent et aux bateaux qui prennent feu avant de sombrer. Et l’humour qui a présidé à l’élaboration des pièges nombreux, de plus en plus insolites, qui attendent les pirates pour leur faire payer leurs méfaits, montre qu’il ne faut pas prendre tout cela trop au sérieux.

Si la morale n’est pas sauve et que le joueur parvient à échapper aux machines infernales et flottes innombrables placées sur son chemin, il récoltera un fabuleux trésor. Dans tous les autres cas, il sombrera et ce ne sera que justice.

Carton rouge

Tout cela nous éloigne du football et de “Power Soccer”.

“G-Police” en est loin, lui aussi. Dans une ambiance très “Blade Runner”, vous êtes aux commandes d’un hélicoptère de police, qui circule entre les buildings pour accomplir les nombreuses missions que vous empêcheront de sombrer dans un ennui sidéral.

Trente-cinq, au total, vous seront proposées. La réalisation est spectaculaire, mais il vous faudra passer beaucoup de temps à vous entraîner, car le pilotage de l’appareil est loin d’être aisé. Le futur des villes tentaculaires et big-brotherisées qu’on nous annonce pour les siècles prochains n’est pas rose-rose, mais comme elles sont érigées sous dômes sur les satellites de Jupiter, nous pouvons dormir tranquilles quelques années encore : elles n’empêcheront pas la prochaine coupe du monde d’avoir lieu.

Stop aux Hooligans !

Ce qui nous amène au sujet du jour : le football.

Non sans avoir amené la conversation sur “Colony Wars”, qui vous plongera dans des combats inter-galactiques dignes de la “Guerre des Etoiles”. Ce “Space Opera” utilise toute la puissance de la console pour générer des vaisseaux en 3D dans des décors de toute beauté. Explosions, musique symphonique et effets spéciaux assourdissants accompagnent les 70 missions que contient ce jeu de tir spatial pour joueurs de bon niveau.

Et le football, dans tout cela ? Tiens, oui, j’allais l’oublier, celui-là. Quel dommage que je sois tellement allergique à ce sport : la coupe du monde aurait bien justifié une chronique spéciale... [2]

Article paru dans "Le Ligueur" en 1998.


[1Un jeu pour console Playstation, comme tous les autres titre présentés dans la présente chronique.

[2Attirer l’attention des lecteurs avec un mot porteur pour leur faire lire un article qui n’a rien à voir avec le sujet n’est pas très déontologique, d’accord ! Promis, je ne recommencerai plus avant que vous soyez remis de la saturation complète qui vous attend dans les semaines qui viennent.