::: Agenda ::: ::: Lire ::: ::: Jouer ::: ::: Cliquer ::: ::: Bouger ::: ::: Consommer ::: ::: Zapper :::





*** A ne pas rater ***

Pas de conseil particulier pour l'instant.

*** Conseillé par WEEK-ENDS.BE ***

Pas de conseil particulier pour l'instant.
Pour accéder à l'agenda complet cliquer ici

[:::: Imprimer cet article :::: ]

::: Et vive les bonus DVD ! :::

  

Le DVD, hormis le fait qu’il permet de revoir à volonté des films qu’on a aimés ou de visionner d’autres qu’on n’a pas pu voir en salle, offre, par ses bonus, de nouvelles manières de découvrir leur univers.

Le DVD n’est qu’un support de diffusion pour les films. Plus solide, plus durable que la cassette vidéo, qu’il a détrônée, il ne vaut que par ce que les producteurs décident d’en faire. Outre la qualité de l’image, du son, son intérêt tient principalement par les bonus qu’on peut y trouver.

Pour « Frère des Ours », les studios Disney ont fait fort. Ce dernier dessin animé qui nous entraîne dans le grand Nord américain, met en scène un jeune garçon impulsif et violent, puni pour avoir tué une mère ourse, et transformé lui-même en ours. Le voilà ainsi obligé d’envisager les choses d’un autre point de vue, ce qui n’est déjà pas évident ainsi et qui l’est encore moins lorsqu’il s’aperçoit que son frère (humain), convaincu que cet ours l’a tué, veut se venger en le tuant à son tour. Des chansons de Phil Collins, de superbes paysages, une belle histoire humaniste... « Frère des Ours » est, en soi, un film qui vaut l’acquisition du DVD.

Mais la partie « bonus », particulièrement soignée par les développeurs qui, visiblement, se sont bien amusés lui ajoute encore de l’intérêt. On y trouve, comme dans un « vrai » film, des scènes coupées (reconstituées d’après le story-board), un bêtisier hilarant et, pour la première fois, des commentaires audio sur la totalité du film par deux de ses personnages, un duo d’élans idiots. On peut donc revisionner complètement le dessin animé par la lorgnette délirante de leurs digressions, gags et anecdotes. Les bonus proposent également un documentaire sur l’art du bruitage, des jeux et des clips des chansons de Phil Collins. Bravo aux producteurs pour la qualité exceptionnelle de ce matériel !

Paru précédemment, « Le Roi Lion 2 : l’honneur de la Tribu », qui n’a pas obtenu le succès du formidable premier épisode, est disponible dans une édition spéciale qui en rehausse l’intérêt. Un petit module ludo-éducatif de calcul où les enfants doivent chercher et compter des insectes pour Timon et Pumbaa, les deux anti-héros qui proposent en outre de petites séquences documentaires. On y trouve également un documentaire sur les lions, commenté par le même duo. Plus le traditionnel « making of » racontant toutes les étapes de la conception du film, un « karaoke » (sic) qui n’est que le film complété du sous-titrage des chansons, un clip vidéo et un superbe court-métrage d’animation musical réalisé par les créateurs du film, « Un par un », dont le traitement graphique majestueux et la poésie des séquences en font le bonus le plus intéressant de ce DVD.


Passons rapidement sur l’adaptation du « Petit Prince » en spectacle musical, qui a été adapté en film par Stanley Donen. Outre les modifications au récit original, que certains considèreront comme des crimes de lèse-monument, outre des effets spéciaux faiblards qui ne rendent pas la poésie de l’univers, le film souffre encore d’énormes problèmes de rythme, avec des séquences chantées interminables. Et la présence de Gene Wilder dans le rôle du renard ne permet pas de le sauver du désastre et d’une impression de trahison, au nom du show-business anglo-saxon, d’une œuvre majeure de la littérature française. Aucun bonus ne vient rajouter un quelconque intérêt à ce DVD décevant.


A l’opposé, le DVD de « Big Fish » rend bien toute la poésie de l’univers magique de Tim Burton. C’est l’histoire d’un homme qui racontait à son petit garçon le récit extraordinaire de sa vie, truffé de personnages truculents et d’épisodes incroyables. Au moment où, atteint d’une maladie grave, il va mourir, son fils devenu adulte veut connaître sa « vraie » vie. Il enquête sur le passé de son père... et s’aperçoit que tous les personnages et lieux ont vraiment existé et qu’il s’est simplement contenté d’embellir la réalité.
Dès l’écran-menu, le fantastique burtonien est présent, avec un bel arbre passant en continu d’une saison à une autre. Divers documentaires sont offerts en complément. Dont un bonus dans les bonus : un quiz relatif à la carrière et à l’œuvre de Tim Burton est caché dans le « making of ». Si le spectateur décide de répondre aux questions, il pourra accéder à une séquence complémentaire. Enfin, il est possible de revoir tout le film en écoutant, en voix « off », les commentaires - indispensables - du réalisateur (en version originale, sous-titrée). Certainement moins drôle que celui de Truc et Muche dans « Frère des ours », mais ô combien passionnants !

(par Patrick Pinchart)


[:::: Imprimer cet article :::: ]


Rechercher sur le site: