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::: Game Boy Advance : Question de design :::

  

La puissance des nouvelles consoles a permis aux créateurs d’inventer des jeux de plus en plus sophistiqués graphiquement. Une évolution perceptible même sur la petite Game Boy Advance.

Un écran riquiqui, et pourtant ! Devant les qualités graphiques de certains jeux développés pour la Game Boy Advance, on ne peut qu’être admiratif. Des décors à la précision photographique, des personnages qui se déplacent avec des mouvements naturels, une palette de couleurs extrêmement riche…on sent, dans les jeux récents, que la console est arrivée à maturité et que les concepteurs ont appris à la maîtriser.

"Broken Sword", par exemple, se déroule dans les rues de Paris et dans de superbes décors de la capitale française. Un attentat y a été commis par un clown inquiétant et un témoin, un touriste américain, va être plongé dans une périlleuse aventure en tentant de comprendre ce qui s’est passé. Il s’agit d’un type de jeu qu’on a plutôt tendance à trouver sur ordinateur, une enquête minutieuse exigeant de cliquer dans tous les recoins de l’écran afin d’en déceler les indices cachés.

Pour compenser la petitesse de l’écran (une scène de rue sur un écran de moins de 20 cm2, il faut de bons yeux pour en distinguer les détails), les développeurs ont imaginé un système d’icônes : quand on s’approche d’une personne avec laquelle on peut dialoguer, une bouche apparaît ; d’un objet intéressant, c’est une loupe qui indique qu’on peut l’examiner ; etc. Il suffit alors de cliquer pour déclencher une discussion ou pour prendre l’objet. Un jeu à réserver aux plus grands, car les dialogues y sont extrêmement nombreux et les énigmes ardues à démêler (à partir de douze ans).

"Tekken Advance", qui bénéficie, lui aussi, d’un impressionnant travail sur les décors, est à l’opposé du précédent. C’est de l’action pure et dure, un grand classique des jeux d’empoignage. Dix combattants sont disponibles, que le joueur peut affronter les uns après les autres par joutes de deux ou trois manches, ou en différents modes qui permettent aux experts de rendre les combats plus compliqués. Les animations sont impeccables, les mouvements des joueurs sont très nombreux et ils réagissent au quart de tour. Il est possible de s’entraîner grâce à un mode spécial et même d’utiliser un mannequin d’entraînement. Un jeu spectaculaire, qui profite pleinement des possibilités de la console (à partir de huit ans).

"Wanted !" joue sur un autre type de graphismes, celui de la bande dessinée. C’est une série d’aventures de Lucky Luke qui, comme d’habitude, va devoir aider les victimes des Dalton, amnistiés par un nouveau président des Etats-Unis. Cela commence par un petit village du Far-West, où le directeur de la banque a été fait prisonnier par les quatre cousins, et jeté dans un puits qui a ensuite été bloqué. Il faut donc traverser la ville en évitant les nombreux bandits planqués dans tous les coins et tirent sur Lucky Luke, faire exploser le puits avec de la dynamite, et finalement sauver le pauvre homme… avant de passer à l’aventure suivante. Les décors sont fins, les trouvailles de scénario nombreuses, et des bonus en abondance sont cachés un peu partout, ajoutant un côté exploration à ce jeu de plates-formes simple mais réussi (à partir de huit ans).

"Maya l’abeille", tout aussi réussi, s’adresse aux plus petits et plaira tout particulièrement aux filles. Il se déroule dans de jolis décors de campagne, que la petite abeille va devoir explorer dans tous les sens pour retrouver son ami Willie qui a disparu. Le principe est classique (on saute de plate-forme en plate-forme en évitant les ennemis et en récoltant des bonus), mais la réalisation est particulièrement originale, tant par les graphismes BD que par le type d’ennemis (des bourdons, des frelons, des fourmis, etc.), les missions à effectuer (retrouver les petits de la coccinelle, trouver des morceaux de fromage, rapporter des pots de miel…) et les bonus (des fleurs, des rayons de miel, des grains de pollen). Un jeu vraiment sympathique (à partir de six ans).

Enfin, "Empire of Dreams" emmène l’enfant dans un monde étrange où il est interdit de rêver car son souverain est insomniaque. Pour avoir osé rêver, le petit Klonoa est condamné à affronter quatre monstres qui menacent le pays. Mais il devra d’abord les trouver en traversant les diverses régions de ce territoire, peuplé d’innombrables animaux menaçants (autrement, ce ne serait pas gai). Mais le petit Klonoa a la faculté de les utiliser, soit pour les envoyer sur leurs congénères, soit pour franchir des obstacles. A lui de deviner, chaque fois, comment les utiliser au mieux. Graphiquement très joli, ce jeu est d’une maniabilité irréprochable. Il mêle astucieusement action et réflexion tout au long d’une quarantaine de niveaux très variés (à partir de huit ans).

Article paru dans "Le Ligueur" en 2002.

(par Patrick Pinchart)


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