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::: Jeux vidéo : arrêt sur image :::

  

S’arrêter une fois par an pour observer comment le marché des jeux vidéo a évolué présente l’avantage de la sérénité. Le recul est suffisant pour avoir une vision claire de la manière dont les différents protagonistes ont pu se positionner depuis douze mois.

Et l’instantané que l’on obtient cette année est proche de la caricature.

D’un côté, le dynamisme d’un Sony triomphant avec une Playstation qui a réussi à s’implanter dans un domaine où personne n’aurait jamais misé un cent sur ses chances de réussite tant Nintendo et Sega l’avaient cadenassé.
De l’autre, un Nintendo amorphe et un Sega qui tente péniblement de renaître de ses cendres.

Sega, c’était la Saturn, une excellente console 32 bits massacrée par une politique marketing aberrante. Lancée à un prix abusif, accompagnée de trop peu de jeux, elle n’a pas résisté à la déferlante Playstation. Elle a été progressivement délaissée par les développeurs de jeux - ce qui limitait considérablement la logithèque disponible - et, finalement, par Sega lui-même.

Le fabricant tente cette année une contre-offensive avec la première console 128 bits, la Dreamcast. Nous conseillons la plus vive prudence par rapport à celle-ci. Dans le passé, Sega a toujours exagéré le prix de lancement de ses consoles pour les baisser quelques mois plus tard. De plus, l’intérêt d’une console ne se mesure qu’à la quantité et à la variété des jeux disponibles pour elle, pas par ses prouesses technologiques. Il y a toujours un délai important avant que la logithèque soit suffisamment conséquente en jeux de qualité pour justifier son achat.

Argument complémentaire en faveur de la patience : Sony a annoncé qu’il lancera, l’année prochaine, une console encore plus puissante. Sega sera alors obligé de s’adapter au prix de celle-ci - et on saura, en même temps, s’il aura tenu ses promesses quant aux jeux disponibles.

Nintendo, c’est la Nintendo 64, première console 64 bits. Basée sur un système de cartouche - un ensemble de puces électroniques dans un boîtier en plastique -, elle offre un accès aux jeux plus rapides que la Playstation, basée, elle, sur des CD-ROM, support à accès plus lent.

Là s’arrête son avantage. Car la fabrication des cartouches est très onéreuse (plusieurs centaines de francs), alors que presser un CD-ROM ne coûte presque plus rien. Une caractéristique dont Sony tire très intelligement avantage : si les jeux, à leur lancement, sont vendus aussi cher que ceux de la Nintendo 64 - les passionnés ne rechignent pas à la dépense -, il leur offre une seconde vie en les ressortant, un an plus tard, à tarif réduit. Ce que Nintendo, étant donné le prix élevé de la fabrication des cartouches, est incapable de faire.

La logithèque est bien plus limitée que celle de sa concurrente et son intérêt réside principalement dans quelques jeux-phares, dont ceux produits à partir de Super Mario, que l’on trouve exclusivement sur cette console.

Nintendo, c’est également la Game Boy. Un phénomène. La plus belle réussite dans le domaine. Un concept révolutionnaire, une logithèque énorme, avec dans celle-ci des jeux d’une exceptionnelle qualité. La petite console noir et blanc continue à se vendre, plus de dix ans après son lancement. Elle a été déclinée dans une version en couleurs, pour laquelle on commence à trouver quelques titres intéressants.

Mais il s’agit d’être très vigilant au moment du choix, car Nintendo en profite pour recycler de vieux jeux. La plupart des titres sont ainsi de simples versions colorisées de jeux noir et blanc - qui ne présentent plus aucun intérêt pour ceux qui y ont déjà joué dans leur première version - ou un portage d’antiques jeux de la NES - la toute première console, lancée il y a quinze ans.

A quelques exceptions près - les grands classiques, principalement - il faut leur préférer les rares nouveaux jeux qui tirent profit des caractéristiques propres de la console. Signalons encore qu’il est possible de jouer, sur la Game Boy couleurs, avec tous les jeux de la version Noir et Blanc. Celle-ci est donc destinée à disparaître à court terme, car elle ne se justifie plus.

Article paru dans "Le Ligueur" en 1999.

(par Patrick Pinchart)


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