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::: Jeux vidéo : l’année vérité :::

  

La fin de cette année 1998 est exemplaire de l’incroyable déséquilibre du marché. Un Sony dominant avec sa Playstation, un Sega moribond et un Nintendo amorphe qui ne se réveille qu’à l’approche des fêtes de fin d’année.

Il y a trois ans, personne n’aurait parié un centime sur Sony lorsqu’il s’amena sur le marché des consoles, alors dominé par les deux géants Sega et Nintendo. Sa Playstation, pourtant, les a véritablement écrasés.

Première victime, Sega, qui a annoncé la fin de sa console Saturn, qui suit l’enterrement prématuré de sa “32X”, qui suivait celui, tout aussi prématuré, de son “Mega-CD”. Chaque fois, Sega a renouvelé les mêmes erreurs : une console vendue au départ à un prix exorbitant et des jeux en trop petit nombre, alors qu’ils sont le seul véritable moteur du succès d’une console.

Deuxième victime, Nintendo, qui a multiplié les annonces de la sortie imminente de sa console 64 bits, des années avant le lancement effectif de celle-ci, dans le but de freiner l’ascension de ses concurrents. Une technique malsaine qui n’a réussi qu’à miner la confiance du public, de la presse spécialisée et des développeurs. Ces derniers ne se pressent pas au portillon pour créer des jeux pour cette jolie console, dont la ludothèque est incroyablement pauvre en regard de celle de ses concurrentes.

État du marché

La situation est désormais claire.

Alors que les adolescents n’ont en tête que les performances techniques des consoles de nouvelle génération, 32 bits et 64 bits, c’est une toute petite machine qui reste la plus vendue au monde : la Game Boy. Relookée l’année passée, elle dispose d’un écran plus large, compatible avec les centaines de jeux, souvent d’excellente qualité, créés depuis son lancement il y a une dizaine d’années.

Si l’on trouve encore dans les magasins des consoles 8 bits (NES de Nintendo et Master System de Sega), celles-ci se sont ringardisées face aux deux consoles 16 bits, la Super Nintendo et la Mega Drive, deux excellentes machines qui disposent toutes deux d’une ludothèque de haut niveau.

On oubliera rapidement les différents périphériques qui ont été créés pour ces deux machines, bazookas, module 32 bits (le “32X”), lecteur de CD (le “Mega-CD”) pour lesquels peu de jeux sont disponibles. Avec une exception pour le “Super Game Boy”, un astucieux accessoire permettant de jouer, sur la Super Nintendo et donc sur grand écran, à tous les titres Game Boy.

Quant aux nouvelles consoles, la Saturn étant condamnée, le choix se limite désormais entre la Playstation, basée sur un lecteur de CD-ROM (qui implique donc des délais d’attente entre les séquences de jeux pour permettre son chargement en mémoire vive), et la Nintendo 64, basée, elle, sur des cartouches constituées de micro-processeurs (au chargement instantané, dès l’allumage).

La première dispose d’un nombre énorme de jeux, ce qui n’est pas le cas de la seconde. Par contre, la seconde dispose du savoir-faire de Nintendo en matière de jeux (les Super Mario et les Zelda sont incontestablement les meilleurs jeux, toutes consoles confondues), ce qui est loin d’être le cas de la première... qui offre cependant de très bons titres.

Un argument de taille est le prix du support. Le CD est très bon marché (quelques centimes), ce qui laisse à Sony beaucoup plus de souplesse dans les prix de ses jeux que Nintendo, coincé par le coût très élevé des cartouches (plusieurs centaines de francs). Sony peut ainsi, après quelques mois, baisser le prix de certains titres à succès. Au départ, cependant, quelle que soit la console, le prix d’achat d’un jeu est toujours très élevé (entre deux et trois mille francs). S’informer avant de choisir est donc essentiel afin de ne pas commettre d’erreurs : elles sont coûteuses.


Et le PC, là-dedans ?

Nous nous refusons à considérer l’ordinateur comme une machine de jeux. Certes, la qualité à l’écran est nettement supérieure à celle des consoles, mais la différence de prix énorme ne justifie pas que l’on fasse l’achat d’un PC pour le seul jeu. En outre, contrairement aux consoles, les ordinateurs posent de nombreux problèmes :
- la compatibilité : rares sont les jeux disponibles à la fois sur Macintosh et sur PC. Si vous n’avez pas la bonne marque, le jeu ne fonctionnera pas, tout simplement.
- la configuration : la plupart des jeux nécessitent des ordinateurs haut de gamme, avec les dernières carte son, voire carte 3D. Un ordinateur multimedia acheté à prix d’or cette année peut très bien être incapable de faire tourner des jeux qui sortiront dans un an.
- la complexité de l’installation : il est souvent nécessaire de savoir “bidouiller” sa machine pour faire fonctionner certains jeux.
- l’obésité : de plus en plus de jeux prennent leurs aises, occupant une place très importante sur le disque dur. Avec, encore trop souvent, des désinstallations difficiles, qui laissent des résidus qui polluent inutilement votre ordinateur.

Article paru dans "Le Ligueur" en 1998.

(par Patrick Pinchart)


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