A l’opposé des jeux sur consoles, ceux sur ordinateurs sont des jeux solitaires. On est seul face à l’intelligence artificielle d’une machine. Mais les temps changent...
Internet, par sa facilité à mettre en communication des êtres situés aux quatre coins de la planète, a permis la naissance des jeux en réseau. Vous pouvez désormais, de votre salon, affronter des adversaires situés à des milliers de kilomètres de vous.

Diablo, Chessmaster, Doom II, Descent, X Wings vd Tie Fighters.... connaissent un enjouement extraordinaire auprès des adolescents “branchés”. Ils peuvent tous se jouer avec des adversaires distants et,le plus souvent, nombreux.

Plus on est de fous...

Le mécanisme est pratiquement toujours le même. Il faut d’abord se procurer le programmme contenant les ressources (images et sons), en l’achetant sur CD-ROM ou en le téléchargeant sur Internet. Après une configuration souvent complexe, on se branche sur un serveur, dont le rôle est de connecter entre eux des passionnés des quatre coins du monde. Ce qui n’est pas à la portée de tout le monde.

En général, une machine relativement musclée est nécessaire pour faire tourner le logiciel. Au prix du jeu, il faut le plus souvent ajouter celui de l’abonnement au serveur (Par exemple : http://www.kali.net). Enfin, il y a lieu d’ajouter le prix de la communication téléphonique qui est, merci Belgacom, l’un des plus élevés d’Europe. Il est donc vivement conseillé de jouer la nuit.

Une alternative moins spectaculaire est celle des jeux par courrier électronique. Tout se fait par l’intermédiaire de messages que s’envoient les joueurs. Les jeux sont gratuits, il est possible de jouer à plusieurs parties simultanément, et on ne risque pas de gonfler démesurément sa note téléphonique puisqu’un “e-mail” ne prend que quelques secondes à être envoyé.

Une rubrique de Yahoo en recense quelques sites. On y trouve
une bonne quarantaine de titres, qui vont d’un jeu “Internet détective” imaginé par un enfant au Loto Sportif, en passant par les fameux Diplomacy, bataille navale, échecs, Go, Scrabble Duplicate et une floppée de jeux de rôles. Vous pourrez ainsi y jouer à un “Cyber Killer” sans risquer de vous faire tronçonner en sortant de chez vous.

Article paru dans "Le Ligueur" en 1997.