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::: La photographie, du digital au papier :::

  

L’explosion de la photographie digitale est telle qu’elle commence à menacer le film argentique, de bien meilleure qualité, certes, mais nettement moins pratique.

Ses avantages ? Pas de développement de pellicule -donc moins de pollution-, la possibilité de supprimer les images ratées dès la prise de vue, et le transfert aisé sur ordinateur des vues réussies, où elles pourront être retouchées, placées sur un site Internet ou envoyées par e-mail.

Ses inconvénients ? Le coût des supports de stockage et leurs limitations (mais ils sont réutilisables à volonté, contrairement à la pellicule photographique), et sa plus faible résolution : impossible d’agrandir un détail sans risque de voir apparaître les pixels qui définissent l’image.

Du papier au numérique

Beaucoup l’ignorent, mais il n’est pas obligatoire de posséder un appareil photo digital pour bénéficier des avantages des images numérique. Le "Picture CD" de Kodak permet à chacun d’obtenir ses photos 35 mm ou APS sur CD-ROM. Il suffit de préciser, au moment où l’on apporte le film chez le photographe, qu’il doit être gravé, en plus du développement, sur un Picture CD [1]. Cinq jours plus tard, les négatifs sont de retour, accompagnés des épreuves papier et d’un CD. Sur celui-ci, les photos numérisées et un logiciel pour effectuer des retouches simples, comme la suppression des yeux rouges. Mais n’importe quel logiciel graphique peut servir à les retravailler en fonction de vos goûts ou de vos idées créatives.

Du digital au papier

Mais que faire si, une fois les retouches effectuées, vous souhaitez classer vos photos dans l’album de famille ou les coller dans le "pêle-mêle" du salon ? C’est le problème auquel se heurtent également les adeptes de la photographie numérique, qui se retrouvent avec des centaines de photos sur disque dur ou archivées sur CD-ROM. 

Les solutions sont déjà là, toutes prêtes.

En premier lieu, l’impression à domicile. Il suffit, pour cela, de posséder une imprimante en couleurs et de se procurer un papier spécial, destiné à l’impression de photographies. Il est beaucoup plus coûteux que le papier normal, mais son utilisation est obligatoire pour obtenir un résultat correct. Si l’on combine le coût du papier, de l’encre et de l’imprimante, cette solution est relativement coûteuse. Mais elle convient pour un amateur pas trop exigeant.

Pour obtenir un résultat de meilleure qualité, il est souvent préférable de s’adresser à un photographe, qui les enverra à un laboratoire.

Et si vous n’avez pas de photographe près de chez vous, ou si, simplement, votre emploi du temps ne vous permet pas de vous déplacer, vous pouvez désormais utiliser les services de développement sur Internet. Il vous faut donc posséder un ordinateur (ce qui est toujours le cas si l’on pratique la photographie numérique) et une connexion Internet.

Nous avons testé quelques-unes de ces solutions, et comparé les coûts et la qualité, à partir de treize photos familiales présentant des difficultés de développement variées. Nous avons cependant éliminé différents services, trop coûteux par rapport à la moyenne des prix pratiqués, comme Photo Service [2], par exemple, 50% plus cher que les autres.

Presto-Print [3].

Il s’agit d’un service complémentaire créé par un laboratoire spécialisé dans le développement rapide des pellicules. Le service est manuel et son coût est donc plus élevé que pour la photographie numérique : 20 FB par tirage, sans frais de développement. Il faut apporter les supports de stockage (CD-ROM gravé, carte SMART MEDIA, carte Compact Flash) à un photographe, qui l’envoie au studio. Le coût plus élevé est compensé par une garantie de satisfaction : les tirages dont le client n’est pas content sont remboursée ou recommencés gratuitement.

La qualité est, dans l’ensemble, d’un niveau correct, avec une tendance à surexposer les zones claires, particulièrement dans les photos prises au flash. Le format d’une image digitale n’étant pas tout à fait la même que le format standard, 10*15 cm, elle est recadrée. Ce qui se fait parfois à la "hussarde", amputant une zone importante. Une chose étonnante lorsqu’on nous dit que ces tirages sont traités manuellement : on attendrait plus de discernement de la part d’un être humain que d’une machine automatique. Mais le recadrage est préférable à la solution adoptée par les laboratoires sur Internet. Il est possible de commander des tirages sur papier mat, ce qui n’est pas le cas des systèmes qui suivent.

Maxicolor. [4]

Une livraison rapide (cinq jours), mais un téléchargement des fichiers sur le site pénible : il faut attendre que chaque photo soit complètement téléchargée avant de passer à la suivante, ce qui est fastidieux. Maxicolor n’accepte pas les faibles résolutions : au minimum 768*512 pixels, ce qui exclut les appareils moins performants.

Ici, pas de recadrage : les photos sont réduites en largeur pour tenir sur le format standard 10*15 - une solution adoptée par tous les services en ligne. Elles présentent donc une ligne blanche d’un centimètre à gauche et à droite, ce qui est inesthétique. Les couleurs sont plus tendres que chez Presto-Print, mais en général beaucoup trop sombres, au point de perdre tout détail dans certaines zones plus foncées. Visiblement, il s’agit ici d’un développement automatique, réalisé sans tenir compte des caractéristiques de la prise de vue.

Contacté pour reprendre les tirages non-satisfaisants, le laboratoire a promis de nous envoyer un formulaire de réclamation… que nous attendons toujours. Et exige de télécharger à nouveau les photos sur le serveur, ce qui est absurde puisque cette phase fastidieuse a déjà été effectuée. Il est indispensable, pour que ce service soit crédible, qu’il stocke les fichiers de ses clients pendant un certain temps.

Picbull [5]

C’est ce que fait ce site français entièrement dédié à la photographie digitale et qui mérite la palme de la convivialité. C’est un vrai site de contenu, qui tente de créer une communauté d’amateurs qui se partageront leurs informations. Chacun peut y installer des albums où il téléchargera ses photos. Par rapport à ses concurrents, il présente l’avantage de pouvoir les envoyer par groupes de dix, ce qui réduit les manipulations à un seuil acceptable. Une fois l’album créé, une adresse électronique permet de le consulter. Elle peut être communiquée à des amis, qui viendront le consulter à l’aide d’un mot de passe. Les photos peuvent bien sûr être imprimées. On retrouve la même standardisation que chez le précédent, les zones sombres étant systématiquement sous-exposées. Les couleurs présentent une dominante jaune, ce qui est parfois gênant. Et à notre demande d’information relative aux retirages de photos non-satisfaisantes, il n’a pas été répondu.

Spector [6]

Si le téléchargement est aussi laborieux que chez Maxicolor, le traitement est ici beaucoup plus rapide : trois jours. Mais il faut récupérer les tirages chez un photographe affilié, ce qui limite l’intérêt de la commande à distance. L’équipe de Spector manque de souplesse : après avoir laborieusement expédié les fichiers sur le serveur, nous avons constaté que le format demandé était trop petit (9*13). Immédiatement contacté par e-mail, le laboratoire a refusé de les tirer en 10*15 et a exigé que les fichiers soient retéléchargés, une raideur règlementaire vraiment excessive. Par contre, les vingt premiers tirages sont gratuits. Ici aussi, le développement automatisé est inadéquat pour des photographies à fort contraste, les zones sombres disparaissant complètement. Et le non-stockage des fichiers impose de retélécharger les photos en cas de tirage insatisfaisant ou de recommande.

Tiscalinet

Le fournisseur gratuit Tiscalinet offre à ses abonnés un système de points de réduction, les Freedelities, qui permettent entre autres de faire développer "à prix réduit" des photos digitales. A chaque minute de connexion, un point Freedelity. Mais le système est douteux.

D’abord, le serveur de Tiscalinet, au moment de nos essais, était épouvantablement lent - ce que l’on peut comprendre si le fournisseur d’accès est rétribué via Belgacom à la minute de connexion. Ensuite, le prix demandé est excessif : 31 FB la photo. Avec 100 points, vous bénéficiez d’un prix "exceptionnel" de 210 FB pour dix photos, ce qui est encore supérieur aux prix pratiqués par la concurrence. Il s’agit donc d’une fausse réduction, un comportement que nous ne pouvons cautionner ici. Nous n’avons pas poussé l’essai plus loin.

Internet, c’est clair, devient une alternative intéressante pour le développement de photographies numériques et il est évident que ces services vont se multiplier. Aux coûts évoqués, il faut encore ajouter le temps de téléchargement, qui va de deux à cinq minutes la photo, soit, en communication téléphonique en heures creuses, de deux à cinq francs. Chez Picbull, vous ne devez le faire qu’une seule fois. Chez les autres, il vous faut chaque fois recommencer le chargement, ce qui est absurde.

Mais tous sont plus chers que le développement via un photographe, et la qualité standardisée ne conviendra pas aux amateurs exigeants.

Economisez l’énergie

Les appareils numériques sont particulièrement gourmands en piles. Deux piles alcalines ne résistent pas deux heures à leur effroyable besoin en énergie. Les piles rechargeables constituent donc un achat complémentaire indispensable. La solution apportée par GP Batteries est particulièrement bien adaptée à ce type de besoin : il s’agit de piles NiMH (Nickel Métal Hybride) qui se placent dans un chargeur branché en permanence. Pendant que l’on utilise un jeu de piles, un second jeu est chargé. Elles ne présentent plus d’effet mémoire (il n’est plus indispensable d’attendre qu’elles soient vides avant de les recharger) et peuvent être rechargées un millier de fois. Lors de nos tests, les performances des piles GP Powerbank étaient nettement convaincantes.


[1Le prix du CD gravé est de 399 FB, TVA comprise.

[25FF le tirage + 20 FF de port.

[3Coût pour les 13 photos : 260 FB. Délai : 7 jours ouvrables. Indice de satisfaction :+++

[4Coût pour les 13 photos : 332 FB (19 FB la photo + 85 FB de port). Délai : cinq jours ouvrables. Indice de satisfaction : ++

[5Coût pour les 13 photos : 56,3 FF (± 338 FB). Délai : neuf jours ouvrables. Indice de satisfaction : +. Mais le site vaut le détour.

[6Coût pour les 13 photos : gratuit (les 20 premiers tirages sont gratuits). Ensuite : 19 FB + 60 FB de "frais de développement", ce qui est absurde puisqu’il n’y a pas de développement en photo numérique. Pas de frais de port, mais obligation de se déplacer chez un photographe affilié. Délai : trois jours.

(par Patrick Pinchart)


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