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::: La plus noble facette du jeu vidéo :::

  

Les jeux d’aventure sont la déclinaison la plus élaborée des jeux vidéo, par la complexité de leur construction et la variété des opérations mentales nécessaires pour en venir à bout.

L’engouement pour ce type de jeux ne diminue pas, alors qu’ils sont là depuis la préhistoire des jeux vidéo. Il faut dire que les développeurs mettent le paquet pour en offrir toujours plus, en termes de graphismes de plus en plus évolués, d’interactivité toujours plus poussée, d’énigmes plus tordues, et de scénarios les plus originaux possibles.

Tous mettent le joueur dans la peau d’un héros qui doit explorer un univers qu’il ne connaît pas et qu’il découvre au fur et à mesure qu’il y évolue. Et, selon le jeu, doit combattre des ennemis qui se présentent à lui (chaque victoire le rendant plus solide et plus puissant), ou résoudre des énigmes - avec tous les dosages possibles entre ces deux ingrédients, action et réflexion.
Les deux jeux présentés ci-dessous sont principalement axés sur la réflexion.

La Belle ou la Bête [1]
Il s’agit d’un des rares jeux d’aventure pour les enfants, qui pourront l’utiliser dès huit ans. Il est signé par les créateurs d’un des meilleurs jeux qui soient, "L’Oncle Ernest", et l’on retrouve leur signature dans la créativité du scénario et l’originalité des épreuves.
Le concept lui-même est innovant : le joueur y incarne, au choix, la Belle ou la Bête, et, selon le personnage qu’il a choisi, vivra différemment l’aventure, sur base des mêmes moteurs de jeux.

Le scénario s’inspire du fameux conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. La Bête doit tenter de mettre fin au sortilège qui l’a frappé et qui lui a donné sa forme monstrueuse, tandis que la Belle ne songe qu’à retrouver son père et à le délivrer.
Dans les deux cas, le jeu consiste à explorer tous les niveaux d’un château moyen-âgeux et, de pièce en pièce, à y résoudre les énigmes qui permettront d’obtenir des objets qui serviront à en résoudre d’autres, des clés pour ouvrir des portes et débloquer des passages, et divers parchemins.

Les décors sont majestueux, avec une finesse de détails, des effets de lumière et des animations qui les rendent très réalistes tout en autorisant certains délires fantastiques, comme des gargouilles ou des armures qui se mettent à parler.
Les épreuves, nombreuses, sont très originales, suffisamment ardues pour que l’enfant doive faire fonctionner sa matière grise, et assez courtes pour qu’il ne se sente pas coincé dans le jeu. Une aide est accessible en permanence grâce à un sympathique hibou.
Les dialogues sont nombreux, les déplacements des personnages très naturels, et le seul reproche que l’on pourrait faire est une relative lenteur de certaines animations. Mais le jeu est d’une telle qualité qu’il mérite bien que l’on fasse preuve de patience.

Exile [2]
De tous les jeux d’aventure, Myst est le plus mythique. Imaginé par deux jeunes créateurs il y a plus de dix ans, il est resté indétrôné, depuis, par son caractère unique. Le joueur y était plongé sur une île étrange, sans la moindre explication.
En l’explorant, il se retrouvait dans des bâtiments aux décors superbes, face à des objets dont il devait, seul, trouver le fonctionnement, sans savoir ni à quoi ils servaient, ni comment il devait les utiliser. A certains moments, des personnages fantomatiques apparaissaient sous forme de vidéos astucieusement mêlées à l’image, apportant une dimension encore plus angoissante à l’ambiance.

Ce jeu connut un succès considérable grâce à l’immersion totale qu’y ressentaient les joueurs et à la beauté de l’univers créé avec des moyens pourtant très limités. Les deux créateurs en imaginèrent une suite, "Riven". "Exile" est le troisième volet de cette saga, développé par leurs successeurs, mais avec l’aide d’un de ses fondateurs, Rand Miller.

Le résultat est vraiment époustouflant et, une nouvelle fois, totalement révolutionnaire. Le joueur se trouve dans un décor qu’il peut explorer à 36O°, de gauche à droite, mais aussi de bas en haut. Lorsqu’il déplace sa souris, le décor se déplace avec une incroyable fluidité. D’autant plus incroyable que les personnages qui lui parlent sont des vidéos elles-mêmes incrustées dans les images, et que tout s’anime presque en plein écran. La prouesse technique est réelle. Mais cela a un prix : inutile d’espérer le faire tourner de manière correcte sur la configuration indiquée sur le boîtier (processeur 233 Mhz) : il faut une machine puissante pour éviter d’avoir une animation et des voix trop saccadées.

Mais ce n’est pas la technique qui fait la qualité d’un jeu. Tout ce qui a fait le succès des deux premiers épisodes se retrouve ici. Un univers fantastique, superbe, créé de toutes pièces, que l’on explore les yeux émerveillés ; une ambiance prenante, à la fois par l’étrangeté des décors, les bruits et la musique ; un scénario extrêmement riche et des énigmes particulièrement tordues. Que seuls les adolescents et adultes seront capables de résoudre. Et ils passeront beaucoup, beaucoup de temps dans cet incroyable voyage.

C’est finalement ce qu’on attend d’un bon jeu d’aventure, non ?

Article paru dans "Le Ligueur" en 2002.


[1Pour Mac et PC multimedia (IMAC ou Pentium 266 Mhz), 32 Mb RAM, écran 640*480 en milliers de couleurs, lecteur CD-ROM 8X. Il installe près de 100 Mb sur le disque dur. Distribué par Mediamix (02/688 40 22).

[2Pour Mac et PC multimedia (G3 ou Pentium 300 Mhz), 64 Mb RAM, écran 640*480 en milliers de couleurs, lecteur de CD-ROM 4X. Il installe 200 Mb sur le disque dur. Distribué par Ubi Soft (02/738.74.19).

(par Patrick Pinchart)


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