Nintendo, empereur des consoles portables depuis sa fameuse "Game Boy", n’en finit pas de faire évoluer ses modèles pour toucher de nouveaux publics. Après la "Dsi", voici une version "lourde", destinée plutôt aux ados et adultes. Elle est la première à permettre la lecture de livres électroniques.

La Game Boy, première console portable, fut une véritable révolution à la fin des années 80. Déclinée en version couleurs, en version "Advance", en version "DS", elle n’a cessé de toujours se perfectionner. Nintendo avait l’intelligence de maintenir la compatibilité avec les jeux de la version précédente ; on pouvait ainsi acquérir une nouvelle console et profiter des nouveaux jeux sans devoir mettre au placard ceux que l’on possédait déjà.

Multimedia de poche

En 2009, sortait une version multimédia du dernier modèle en date, un bijou de technologie à écran tactile nommé "DS". La "Dsi" offrait un appareil photo, un enregistreur, une connexion wi-fi pour se connecter à internet et de télécharger des jeux, et divers logiciels permettant de s’amuser avec les images et sons enregistrés. Ces fonctionnalités proches du gagdet offraient plutôt une ouverture vers de nouvelles formes de jeux, avec une évidente ouverture vers les utilisateurs adultes par des titres plus "intellectuels". Elle ne permettait plus, malheureusement, d’utiliser les cartouches du modèle précédent, "Advance". Bien sûr, toute l’excellente ludothèque de la DS restait à la disposition des utilisateurs, avec des titres déjà devenus des classiques.

Un poids lourd du jeu

Pour le nouveau modèle, l’orientation vers les ados-adultes est confirmée. D’abord, par un stylet destiné à utiliser l’écran tactile, fait pour des mains de "grand" (et beauuuuucoup plus agréable à utiliser !). Ensuite, par ses dimensions. Ses deux écrans 93% plus spacieux que ceux de la Dsi, donnant un bien plus grand confort visuel - au prix d’une console plus encombrante et plus lourde, moins nomade et plus "de salon". L’avantage, c’est que Nintendo a pu y caser une batterie plus performante, augmentant du même coup son autonomie.
Enfin, par le contenu préinstallé. On y trouve, par exemple, un dictionnaire traducteur multilingue et une version allégée du fameux logiciel "Entraînement cérébral du Dr Kawashima" qui joue beaucoup sur les applications multimédias. Sort en même temps un excellent jeu de puzzle, "Picross 3D".

Mais, surtout, on peut acquérir une cartouche qui indique clairement qu’on ne s’adresse pas, ici, uniquement aux amateurs de jeux de défoulement : "100 livres classiques".

A chacun sa DS

Cette très élégante "DS XL" n’a pas pour vocation de remplacer la "Dsi". Elle cible plus simplement une nouvelle tranche de public, celui des ados et des adultes. Ce qui ne veut pas dire que les plus jeunes ne voudront pas profiter de son confort accru. Et pour bien insister sur le fait que ce n’est pas fini, Nintendo a déjà annoncé, pour l’année prochaine, une nouvelle console qui permettra de jouer en 3D, sans lunettes spéciales.