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::: La seconde naissance d’Apple :::

  

Alors qu’on ne lui donnait plus que quelques mois à vivre, la firme Apple, créatrice du Macintosh, renoue avec les bénéfices et avec l’innovation : l’i-Mac, un ordi tout en rondeur, est né.

C’était il y a une quinzaine d’années. Alors que la micro-informatique, encore balbutiante, imposait à ses utilisateurs de se transformer en informaticiens capables de comprendre les commandes absconces du DOS, Apple inventait un ordinateur convivial à la portée de tous, dont la prise en mains ne prenait que quelques minutes : le Macintosh.

A l’écran, de petits dessins figuraient les dossiers et les fichiers sur lesquels il suffisait de “cliquer”. Des menus déroulants astucieusement pensés permettaient d’accéder à toutes les fonctions de commande de l’ordinateur.

Tout était piloté par un drôle de petit appendice : une souris. L’aspect ludique de cette machine, sa convivialité inimaginable pour l’époque, fit ricaner les spécialistes : ce gadget à la souris ne tiendrait pas longtemps, vite on reviendrait aux vrais ordinateurs.

Ils se trompaient une fois de plus, les spécialistes. Le Macintosh fut une révolution. Il s’imposa comme une référence, qui s’imposa à Bill Gates lorsqu’il lança ses programmeurs sur Windows 95.

Grandeur et décadence

Après une dizaine d’années de succès, Apple connut une crise comme seule peut en connaître l’industrie informatique, de celles qui font s’écrouler un empire (Atari, Commodore, Sega...) en quelques mois. Mal gérée, la firme perdit le capital de confiance dont elle bénéficiait chez ses utilisateurs.

On appella le fondateur à l’aide : Steve Jobs. Une série de restructurations permirent d’arrêter la spirale des pertes et de faire revenir le chiffre d’affaires dans le vert. Et ce véritable visionnaire de la micro-informatique imposa ses idées hors-normes... qui aboutissent à un nouveau concept qui fera parler de lui : un drôle d’ordinateur rondouillard, turquoise, nommé l’i-Mac. Avec “i” comme “Internet”.

L’aspect est étonnant. Avec sa carrosserie en plastique transparent, on dirait un jouet. En tout et pour tout, il ne comporte qu’un écran, un clavier et une curieuse petite souris ronde. Pas de tour, pas de boîtier-pizza : tout est intégré dans l’écran. Tout, c’est à dire un ordinateur extrêmement puissant (pour les spécialistes : Power PC G3 233 Mhz), 32 Mo de RAM, un disque dur de 4 GB, un lecteur de CD-ROM 24x, un modem 56.6 et la panoplie complète de cartes son et vidéo nécessaires aux applications multimedia.

Elémentaire, mon cher...

Aucune installation n’est nécessaire : deux câbles à brancher, et c’est fait ! Les logiciels pré-installés sont prêts à tourner et à vous emmener sur Internet ou à jouer en 3D, ou encore à gérer votre courrier ou votre budget familial. C’est du vrai “plug and play” (“branchez et jouez”) et les habitués de la micro-informatique témoigneront que c’est une chose rarissime dans ce domaine - contrairement aux promesses des fabricants (Microsoft en tête).

La configuration permet, par sa puissance, d’installer un émulateur de PC qui pourra faire tourner les programmes Windows ou DOS.

Familial, mais pas donné

Sa compacité et sa simplicité font de l’i-Mac un ordinateur idéal pour les familles et les écoles. Il y a cependant trois revers à la médaille : l’i-Mac est vendu sans lecteur de disquette (il est en option), ce qui nous paraît une erreur fondamentale lorsqu’on destine un ordinateur à ce type de public ; un nouveau standard (USB) remplace les ports SCSI où l’on connecte les prépiphériques tels que scanner, disque externe, etc. (un adaptateur est en option) ; et le prix, explicable par la configuration musclée, est élevé pour un budget familial.

Alors qu’on trouve hors de nos frontières - en France, par exemple - des ordinateurs multimedia à 30.000 FB, la concurrence est rude. Bien sûr, ceux-ci n’ont pas la puissance, la convivialité et la simplicité de l’i-Mac, mais, si les deux derniers points placent nettement la machine d’Apple au-dessus de ses concurrents, les consommateurs n’ont pas forcément besoin de tant de puissance.
Apple doit donc convaincre et ce ne sera pas facile. Il n’a plus le droit à l’erreur, car cette renaissance pourrait très bien être sa dernière chance.

Article paru dans "Le Ligueur" en 1998.

(par Patrick Pinchart)


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