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::: Le bestiaire insolite des animaux virtuels :::

  

On n’arrête pas le progrès ! Appâtées par le succès universel des Tamagotchis, les versions clonées de ces bébêtes sur écran prolifèrent dans tous les coins. Mais où ai-je donc mis l’insecticide ?

Fin 1996 un nouveau jeu vidéo fait son apparition au Japon. Il se joue sur un écran plus petit qu’un timbre de 17 FB et il affiche des animations archi-simplistes au rythme d’une image par seconde. Pourtant, le Tamagotchi fait un “hit”. C’est un Tsunami qui ravage le Japon, avec ruées dans les magasins, classes désertées pour cause de files d’attente devant les boutiques dès potron-minet, etc.

“Tamagotchi” cela signifie “adorable petit œuf”. Un œuf qui été déposé sur Terre par des extra-terrestres et que vous avez eu l’inconscience d’adopter. Vous voilà devenu esclave d’un petit bout qui vous rappellera votre premier petit bout, bien humain, celui-là. Il vous faut réagir au moindre de ses appels. Le nourrir. Jouer avec lui. Le soigner. L’éduquer quand il refuse d’obéir. Et, bien sûr, nettoyer ses... euh... productions.

Rassurez-vous : tout cela est simulé et se déroule en quelques secondes, en pressant de petits boutons. Pas encore question de le bercer toute la nuit en chantant “dodo, l’enfant do”, ni de nettoyer les jolis dessins sur les murs fraîchements repeints... Mais comptez sur le génie technologique nippon pour nous prévoir une future génération de bébés virtuels qui feront tout ça.

Si vous le soignez bien, le marshmallow qu’on tente de nous faire prendre pour un extra-terrestre grandit, change de forme, prend un peu d’autonomie. Si, au contraire, vous commettez des erreurs, il repartira sur sa planète. Le but est donc de faire en sorte que le moment du départ soit le plus tard possible.

Une mode internationale

Le virus de la Tamagotchimania s’est répandu aux Etats-Unis, d’abord, et en Europe, ensuite. Les petits jeux, distribués au compte-gouttes au début de l’année, ont été épuisés en un temps record malgré un prix élevé (899 FB, Bandaï). Les copieurs asiatiques ont donc profité de l’aubaine pour envahir les magasins avec des “clones” vendus à la moitié du prix.

On a ainsi vu proliférer une multitude d’autres animaux virtuels. Certains enrichissent le modèle de base (les “Puppy” et “Kitty” de Blokker, nos préférés, offrent un jeu de poursuite en complément au jeu de pile ou face, et un animal moins grotesque que l’informe Tamagotchi), d’autres proposent un choix d’animaux sur une seule et même machine, certains se contentent de copier médiocrement le jeu dans des versions de basse qualité.

Les nouvelles tendances

Les Tamagotchis, comme tout bon phénomène de mode, vont nous envahir pour quelques mois avant de retourner chez eux pour laisser la place à un autre concept, à d’autres jeux, à d’autres mascottes. En attendant, il nous faudra subir une grande offensive.

Au Japon, où on ne fait pas les modes à moitié, on trouve déjà des peluches Tamagotchi, des téléphones GSM intégrant la pauvre bête dans le clavier, un jeu pour la Game Boy proposant une version plus élaborée et plus colorée. Une multitude de nouveaux clones a déjà envahi les Etats-Unis. Considérés comme trop féminins, les animaux virtuels se sont “masculinisés” avec des personnages plus effrayants, comme un Tyrannosaure ou des extra-terrestres. D’autres animaux sont désormais simulés, comme les chauve-souris, les pandas, les lézards, les tortues, les perroquets, les pingouins, les poissons, etc.

On nous annonce même des bébés humains qui, élevés “convenablement”, évoluent en hippies ou en rappers ! Pire : un modèle “gangster” a été lancé, qui boit de la bière, fume des cigarettes... Il y a cependant peu de chances que ces modèles, caractérisés avant tout par le mauvais goût, arrivent jusqu’à nous.

Plus mignonne est la nouvelle tendance qui est de relier les “œufs” entre eux par un câble. Les animaux, mâle et femelle, peuvent donc se rencontrer et se lier d’amitié ...et plus ! Jusqu’à ce qu’ils se reproduisent et recommencent le cycle à zéro avec un nouveau petit œuf. Il faudra bian alors un “psy” virtuel pour expliquer aux enfants d’une Amérique pudibonde la manière dont ils se sont pris pour en arriver là !

Article paru dans "Le Ligueur" en 1997.

(par Patrick Pinchart)


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