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::: Le multimédia nomade selon Sony :::

  

Regarder des vidéos, écouter de la musique, admirer ses photos personnelles, jouer à des jeux vidéo, où que l’on soit, quand on veut... La nouvelle console portable de Sony se veut plus qu’une console : un véritable centre de délassement multimédia.

Les "designers" de Sony ont fait merveille. Avec sa bonne quinzaine de centimètres de long sur huit de large, dont la surface est principalement occupée par un large écran, c’est un petit bijou auquel la couleur noir ébène ajoute encore une touche de classe. Et, une fois de plus, les ingénieurs nippons démontrent leur génie de la miniaturisation : la PSP (héritier portable de la Playstation) est à la fois un lecteur de DVD, un baladeur MP3, une visionneuse de photographies numériques et une console de jeu. Puissante. Conviviale. Efficace. On applaudit la prouesse technique !

Plus qu’une console

Avant tout, la PSP est une console de jeu. Comparable, en puissance, à la reine des consoles, la Playstation 2, mais en version réduite. Est-ce à dire que vos enfants pourront jouer, sur celle-ci, à tous les jeux qu’ils ont achetés depuis des années ? Non, malheureusement. Car, nomadisme oblige, la PSP a adopté un tout nouveau support, le mini-disque UMD. Et c’est une très mauvaise nouvelle pour les joueurs, qui vont donc devoir, s’ils veulent jouer à leurs jeux préférés, acquérir une nouvelle version. Mais on ne va pas jeter la pierre à Sony : c’est un procédé généralisé dans les jeux vidéo. Nintendo et Sega avaient fait de même précédemment. Chaque console a son format. Et le CD, avec ses 12 cm de diamètre, n’est pas ce qu’il y a de plus compatible avec une console portable, où le moindre millimètre est compté.

Mais, ce qui la distingue des consoles qui l’ont précédée, ce sont ses capacités multimédias. Vous avez envie de visionner un film ? Pas de problème ! D’écouter vos musiques préférées ? De montrer vos photos de vacances à vos amis ou collègues de bureau ? La PSP fait tout cela pour vous. Avec un écran d’une clarté étonnante, et un son de qualité. Bref, le vrai "centre de divertissement mobile" annoncé par la publicité.

Gadget ou véritable outil multimédia ?

Il n’y a aucun doute : la PSP ouvre la voie vers une nouvelle révolution technologique. Qui nous offre la possibilité de pouvoir transporter avec soi ses films, musiques et photos préférés, et de les visionner n’importe où. Et même de télécharger d’autres contenus sur Internet, via son ordinateur et une connexion ADSL. C’est donc bien autre chose qu’un gadget, mais le prix à payer pour en bénéficier est encore élevé.

En premier lieu, la console est loin d’être bon marché, coût de l’innovation technologique oblige. Mais, on le sait, si les fanatiques de la technologie foncent sur tout ce qui est d’avant-garde, et paie le prix fort, ceux qui savent attendre bénéficient des baisses de prix qui surviennent inéluctablement quelques mois plus tard. Patience, donc.

Ensuite, elle utilise un support de stockage non-standard. Le petit disque UMD est proche du mini-disque créé précédemment par Sony. Petit, mais aux capacités impressionnantes. Sur ses quelques centimètres carré, il stocke l’équivalent de trois CD-ROM. Et comme l’écran d’affichage est petit, cela permet d’y placer un film complet. Mais vous devrez l’acheter sur ce support, plus coûteux actuellement que le même sur DVD. Or, vous ne pourrez visionner le film UMD que sur la PSP, pas sur votre lecteur de salon. Et vous ne pourrez pas connecter directement votre PSP sur votre télévision. L’usage des coûteux UMD est donc extrêmement limité. Sony prone ainsi une sorte d’autisme télévisuel.

Par contre, vous pourrez stocker ce que vous voulez sur un autre support accepté par la PSP, le "Memory Stick", une petite carte mémoire. Là aussi, petit bijou de miniaturisation... limité à Sony. Vous pourrez y stocker vos films, vos photos, vos musiques en MP3, mais vous devrez en limiter l’utilisation à la PSP (ou, dans le cas des photos, aux appareils numériques Sony). Et le prix de chaque carte, qui vient s’ajouter à celui de la console, est très élevé.

Contenu à la carte

C’est cette capacité de visionner n’importe quoi qui fait la force de la PSP. Et la carte "Memory Stick" est donc indispensable si on veut qu’elle soit autre chose qu’une console de luxe. Dès ce moment, un ordinateur devient indispensable. Car il n’est pas possible d’acquérir musiques, photos et vidéos, directement dans la console. Il est non seulement impératif de les transférer sur ordinateur, mais également de les adapter de telle façon qu’ils soient lisibles par la console.

S’il est de plus en plus fréquent d’avoir, lorsqu’on dispose d’un ordinateur, un logiciel capable de transformer des morceaux musicaux en MP3 ou de modifier des images, l’acquisition de vidéos n’est pas aussi immédiate. Il est obligatoire d’acquérir, en plus, un logiciel spécifique. Si Sony conseille, sur son site, un logiciel commercial, il existe heureusement un équivalent gratuit [1] qui permettra de compresser au format PSP ses vidéos familiales ou même ses DVD préférés. Mais au prix de nombreuses heures de calcul de l’ordinateur. Et d’arrachage de cheveux pour comprendre le fonctionnement de ces logiciels, pas du tout adaptés au commun des mortel !

Par contre, une expérience beaucoup plus intéressante a lieu pour le moment avec RTL. Les possesseurs de PSP qui ont une connexion ADSL peuvent télécharger gratuitement un petit logiciel qui, chaque soir, transférera sur la carte-mémoire de la console le journal télévisé. Que l’on pourra donc ensuite regarder tranquillement, dans le train ou le métro. S’il s’agit d’une utilisation anecdotique (quel intérêt de regarder plus tard, sur console, le journal, alors que d’autres chaînes diffusent des nouvelles fraîches ?), on devine qu’il sera bientôt possible de télécharger, à la demande, des vidéos, des films, des reportages. Et c’est sans doute l’application qui a le plus de chance de faire démarrer la PSP.

Cette console est donc un concept hybride, en devenir. Trop coûteuse, elle annonce cependant un changement dans notre manière de consommer de la culture et de l’information, qu’il sera difficile d’arrêter. On regrette cependant son manque de connectivité avec le monde extérieur. L’utilisateur de la PSP est seul, dans son monde à lui, et ne partage rien. Et cela, c’est un changement moins rassurant des mentalités.

Les accessoires sont déjà là

A toute console, sont lot d’accessoires. On trouve déjà des réponses à tous les problèmes auxquels risquent d’être confrontés les utilisateurs de PSP, comme une panne d’alimentation, jouer en voiture, protéger l’écran. Piranha propose ainsi des alimentations de rechange, pour prises électriques ou allume-cigare, une housse (peu pratique car ne permettant pas de changer aisément d’UMD), ou des feuillets transparents à poser sur l’écran... qui y ajoutent en même temps des bulles d’air en diminuant la visibilité. A peaufiner, donc !

Article paru dans Le Ligueur en 2006.


(par Patrick Pinchart)


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