Les paillettes et le strass de la télévision donnent une vision idyllique et totalement déformée du métier de "star", qui fait rêver beau nombre d’adolescent(e)s. La saga des Sims s’offre un nouvel épisode qui leur permettra de se projeter dans ce monde artificiel.

Le jeu des Sims est un simulateur d’êtres humains : le joueur contrôle un groupe de personnes, les installe dans des maisons correspondant à leur budget, leur achète de quoi vivre confortablement, les oblige à chercher du travail, leur donne des animaux de compagnie, les aide à trouver l’âme sœur, etc.

Le concept particulièrement astucieux de ce jeu non-violent en a fait un phénomène mondial. Il s’est déjà vendu à 24 millions d’exemplaires dans le monde. A partir d’un jeu de base, déjà suffisamment riche en possibilités, ont été ainsi imaginés divers compléments, dont le dernier en date, "Les Sims Superstar" [1], est une plongée dans l’enfer du show business.

Le joueur va tenter de rendre ses personnages célèbres, en les transformant en candidat(e)s stars de rock, de cinéma ou de mode. Ils devront s’entraîner dans des studios, répéter, participer à des castings, accepter les frustrations de se voir refuser un rôle,… avant de, peut-être, devenir célèbre et accomplir les rituels de la vie de star que le monde envie (on se demande pourquoi) : participer à des cocktails, signer des photographes et poser devant des paparazzis.

Wario Ware : minigame Mania

La Game Boy Advance nous avait habitués à ne nous offrir que des versions améliorées de vieux succès de l’histoire du jeu vidéo. Certes, cela permettait à de jeunes joueurs de les découvrir, mais cela laissait les autres sur leur faim. Car, ces jeux, ils avaient déjà eu l’occasion d’y jouer auparavant, le plus souvent sur la Super Nintendo, une excellente console de salon du début des années 90. "Wario Ware" [2] est un vrai nouveau jeu, et ce qui ne gâte rien, un concept totalement novateur. Il propose une succession rapide de jeux de… cinq secondes chacun !

Wario est le cousin déviant de Super Mario. Il a créé une société de jeux vidéo dans Diamant Ville, et s’est amusé à créer 200 mini-jeux, que le joueur doit tester. Des jeux ultra-simples dans leur principe, mais qui exigent qu’il comprenne très vite ce qu’on attend de lui et qu’il réagisse avec une extrême rapidité. On doit ainsi rattraper un bâton qui tombe, éviter un animal qui traverse l’écran, enchâsser un fil dans une aiguille, renvoyer la balle à un lanceur de base-ball, écraser des champignons dans un monde de Super Mario, éviter des voitures sur l’autoroute, etc. En tout et pour tout, le joueur n’a chaque fois que cinq secondes pour réussir son coup, ce qui est extrêmement court. Mais le challenge est très excitant et, très vite, on se prend au jeu et on s’amuse à découvrir cette multitude de petites épreuves très différentes les unes des autres.

Plusieurs jeux sont ajoutés en bonus, afin de donner une plus grande durée de vie à cette cartouche que les bons joueurs termineront assez rapidement. Certains de ces jeux peuvent se jouer à deux sur une seule console.

La re-re-renaissance d’Atari

Pour tous les joueurs, Atari est une marque mythique car c’est celle de la firme qui a lancé le tout premier jeu vidéo, un jeu de tennis nommé "Pong", en 1972, et la toute première console domestique, en 1975. Victime de la crise en 1983, Atari ne connut plus alors qu’une succession d’échecs, jusqu’à sa renvente en 1996. Repassé en d’autres mains ensuite, Atari arriva finalement dans le giron de la société française Infogrames, en 2000. Celle-ci a décidé d’abandonner sa propre marque et d’adopter le nom mythique d’Atari, beaucoup plus international (et beaucoup plus aisé à prononcer pour les Américains).

Article paru dans "Le Ligueur" en 2003.