::: Agenda ::: ::: Lire ::: ::: Jouer ::: ::: Cliquer ::: ::: Bouger ::: ::: Consommer ::: ::: Zapper :::





*** A ne pas rater ***

Pas de conseil particulier pour l'instant.

*** Conseillé par WEEK-ENDS.BE ***

Pas de conseil particulier pour l'instant.
Pour accéder à l'agenda complet cliquer ici

[:::: Imprimer cet article :::: ]

::: Mamma Mia ! Quel show ! :::

  

Un tiers de siècle après son « hit » planétaire « Waterloo », Abba, malgré la séparation du groupe, continue encore à enflammer les salles grâce à une comédie musicale exceptionnelle mêlant ses chansons à un scénario réjouissant et résolument optimiste : « Mamma mia ! »

« Thank you for the Music », « Gimme, gimme, gimme », « Dancing Queen », « The Name of the Game », « Chiquitita », « Super Trouper », « S.O.S. »... la liste des immenses succès du groupe suédois Abba semble interminable. Fondé en 1970, il fut lancé par l’Eurovision en 1975 et, contrairement à bien d’autres, il put profiter de ce tremplin - qui fut, pour tant d’autres, un enterrement immédiat - pour garder la première place des hits-parades jusqu’au début des années 80, époque de la séparation de ses membres. Entre-temps, il avait égrené hits sur hits, s’imposant comme une des figures majeures de la musique de la fin du Xxe siècle, influençant nombre d’artistes de variétés, les plus inattendus (Arno vient de leur rendre hommage en adaptant à sa façon « Knowing me, knowing you »).

Tous ces succès ont désormais une nouvelle vie grâce à une ébouriffante comédie musicale qui fait le tour du monde. L’occasion de se rendre compte, au travers de la vingtaine de chansons, que la musique d’Abba n’a pas pris une seule ride et touche encore toutes les générations, en-dehors de toute nostalgie.

Débutée en 1999 à Londres (où elle est toujours jouée), « Mamma Mia ! » parcourt à présent la planète grâce à une troupe itinérante. Bâtie sur un matériau en or, la musique d’Abba, elle y a ajouté bonne humeur et énergie, grâce à un scénario bourré d’humour et d’émotion signé Catherine Johnson. Un spectacle d’une telle qualité que les créateurs d’Abba, Benny Andersson et de Bjorn Ulvaeus, n’ont pas hésité à donner leur aval pour sa création.

L’histoire ? A l’eau de rose et pas crédible pour un sou, mais cela n’a aucune importance. A la veille de son mariage, la jolie Sophie invite trois anciens amants de sa mère Donna, à l’insu de celle-ci, sur l’île grecque où elles vivent à deux depuis sa naissance. Elle a trouvé leurs noms dans le carnet intime de celle-ci, et découvert les bons moments qu’ils avaient passés ensemble 21 ans plus tôt, dans la folie baba-cool du « make love, not war » et de l’amour libre typique des années « flower power »... De tellement bons moments que Donna était tombée enceinte et avait donné naissance à Sophie neuf mois plus tard. Entre-temps, les trois hommes avaient disparu de sa vie et elle l’avait élevée seule. Sophie veut découvrir lequel est son véritable père, afin qu’il puisse l’accompagner à l’autel. Donna, elle, a invité ses deux meilleures amies de l’époque, deux fofolles excitées à l’idée de se remémorer le bon vieux temps. Le délire peut commencer. Il durera deux heures trente et il sera irrésistible.

D’emblée, on est subjugué par la qualité de la réalisation. Un décor simple mais terriblement astucieux permet, en quelques secondes, avec les mêmes éléments, de passer d’une terrasse de petite île grecque à une chambre d’auberge ou à une plage. Les éclairages ajoutent une touche magique à l’ensemble, accentuant encore le côté « conte de fées des temps modernes ». On est conquis par les dialogues (la pièce est en anglais, mais accompagnée de traduction simultanée sur grand écran), gentiment grivois, et les nombreux clins d’œil aux paroles des chansons d’Abba, qui provoquent régulièrement l’hilarité dans la salle. Et on reste pantois devant le talent des chanteurs et devant la scénographie, époustouflante comme tout bon spectacle du « West End » londonien.

Au rappel, toute la troupe revisite quelques succès complémentaires, dans les habits d’époque, dans toute leur kitscherie colorée, accompagnés de danses endiablées. La salle est debout, « Mamma Mia ! », une nouvelle fois, l’a enflammée.

Si l’on ressort de ce spectacle dynamisé par les chansons d’Abba, et des mélodies trottant dans la tête pour plusieurs jours, on regrette le prix élevé des places, pour des conditions pas toujours idéale. Dans les sordides galeries de Forest-National, il vous en coûtera 52 Euros (58 Euros le vendredi et samedi soir !), soit presque le prix des places les plus coûteuses dans le magnifique théâtre londonien, pour un emplacement qui peut être situé, comme cela nous est arrivé... derrière un poteau, à proximité d’une bouche d’aération atténuant musique et chansons de sa soufflerie, durant toute la première demi-heure du spectacle. Il y a là un manque de respect du public incompatible avec un spectacle, quel qu’il soit.

A Forest-National jusqu’au 29 mai 2005.

Crédit photos : MAMMA MIA ! International Tour 2004 Cast by Brinkhoff/Mögenburg

Réservations : voir notre agenda

(par Patrick Pinchart)


[:::: Imprimer cet article :::: ]


Rechercher sur le site: