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::: Mayumana : quand le rythme se fait vie :::

  

Ils sont une dizaine à taper en rythme sur tout ce qui leur tombe sous la main : bidons d’huile, poubelles, tonneaux métalliques, sommiers de lit... Non, nous ne sommes pas des les rues d’un bidonville de Rio où des enfants tentent d’oublier la misère en jouant de le musique sur des instruments de fortune (sic), mais sur une scène, où des danseurs et musiciens virevoltants nous offrent l’un des spectacles de percussions les plus originaux et les plus drôles qui soient.

Tout commence par une dizaine de personnes immobiles derrière une longue table. Une tête bouge. Puis une autre. Puis deux autres. A gauche, à droite, en avant, en arrière, avec une incroyable sobriété de moyens, ils installent un rythme, que commencent à accompagner des sons, des souffles, de légers tapotements sous la table. Tout à coup, ils se couvrent la tête d’un seau, sorte de visage ironique et souriant, et n’en continuent pas moins leurs rythmes de plus en plus lancinants... qui ne vont plus s’arrêter, pendant une heure et trente minutes.

Car ce sobre début n’est qu’un prélude à une époustouflante sarabande dans une série de tableaux d’une originalité folle, mêlant percussions, objets du quotidien, jeux de lumière et danses, qui déversent sur les spectateurs une énergie telle que, bien vite, ils ne peuvent s’empêcher de les accompagner, de battements des pieds, d’abord, de vibrants applaudissements, ensuite.

« Mayumana » est un spectacle d’une drôlerie irrésistible et réellement innovant. Il vient du mot hébreu « Meyumanut », qui signifie « Habileté », et il est né à Tel Aviv, à la fin des années 90. Le succès a été fulgurant, et les danseurs-musiciens ont désormais quitté les frontières d’Israël pour envahir le monde avec leur étrange bric-à-brac en guise d’orchestre.

C’est que leurs rythmes, ils les font naître de n’importe quoi. De petites tapes sur le corps, des bruits de bouche, des bouteilles vidant leurs bulles d’air dans de l’eau, de souffles rauques de narguilés, de simples bidons d’huile ou de grands tonneaux vides, de seaux... Voire des ballons qu’ils font rebondir ou se lancent mutuellement avec une incroyable simultanéité. Ou même de bêtes palmes en plastique fluo, dont les flics-flacs accompagnent des jeux de scènes hilarants. Le prix de l’originalité revient à l’utilisation de gros containers à déchets éclairés de l’intérieur, dont les couvercles s’ouvrent et se referment rapidement, libérant des rayons lumineux pendant que les musiciens accompagnent les mouvements de coups saccadés qui font résonner ces grosses caisses improvisées dans l’objet le plus trivial qui soit : une poubelle.

Les influences musicales proviennent de tous les coins de la planète, les nombreux artistes composant la troupe (s’ils sont dix sur scène, ils sont plusieurs équipes à constituer la troupe et à se répartir les salles du monde entier) apportant chacun la musique et la danse de leur pays, formant un « melting pot » universel particulièrement enthousiasmant.

Les effets de lumière, simples mais astucieux, contribuent à l’effet magique qui se dégage de ce spectacle énergisant, où le dynamisme des participants rayonne dans la salle et imprègne chaque spectateur, quel que soit son âge. Car l’aspect le plus miraculeux de Mayumana, c’est qu’il touche tous les publics, grâce à la bonne humeur juvénile des danseurs et à la diversité des tableaux. On en sort souriant, heureux, dynamisé... et tout content de constater que les musiciens nous attendent encore à la sortie pour nous offrir une « jam session » où ils peuvent se défouler en improvisant quelques morceaux supplémentaires. Inutile de dire que les spectateurs qui avaient dû rester collés à leur siège durant le spectacle en profitent pour se défouler, eux aussi.

Du 23 décembre 2004 au 9 janvier 2005

Infos et Réservations : www.cirque-royal.org
Infos Pratiques :

Du mardi au dimanche à 16h30 et 20h00.
Jour de Noël (25 décembre) à 17h, réveillon de Nouvel An (31décembre) à 21 h
Au Cirque Royal
81 rue de l’Enseignement
1000 Bruxelles

Prix :
32-37-42 euros (hors frais de réservation et d’envoi)
Réduction de 5 euros pour les enfants de - de 12 ans

(par Patrick Pinchart)


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