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::: Mettez un tigre dans votre échiquier :::

  

L’intelligence artificielle - la simulation de raisonnements humains par une machine - a connu “son” moment de grâce l’année passée, lorsqu’un ordinateur vainquit le champion du monde des échecs.

Un jeu considéré, à juste titre, comme le plus noble de tous, et en tout cas le plus complexe à maîtriser. Le temps qu’il a fallu à une machine pour réussir cette victoire, sa puissance et le nombre d’ingénieurs qui ont réalisé le programme, donnent une idée de l’ampleur de la difficulté.

Tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir l’ordinateur “Big Blue” pour avoir le plaisir d’affronter un cerveau électronique. Heureusement, depuis les années 80, des programmes de plus en plus performants ont été conçus pour les micro-ordinateurs et les consoles de jeux. Et les robots se seont multipliés, parfois sous la forme de simples calculettes, de plus en plus souvent sous forme d’échiquiers électroniques.

Le “Chess Voice Master” de Tiger, destiné aux débutants [1], est de ceux-là.

Pas bavard, mais sympa

Il parle. Du nez, comme toutes les voix de synthèse bon marché. Il n’est pas très disert (ce qui, aux échecs, est plutôt une bonne chose) mais ses conseils se révèlent très utiles en situation d’apprentissage. Lorsque le joueur commet un mouvement qui risque de se retourner contre lui, il lui demande “Etes-vous sûr ?” et, s’il ne se rend toujours pas compte de ce qui va lui tomber sur la tête, il peut lui indiqer d’où vient le danger, les coups valides, les pièces qui peuvent être prises, etc.

L’échiquier est sensitif. Il suffit, pour jouer, de prendre la pièce que l’on veut déplacer en appuyant légèrement sur le fond, et de faire de même à la position d’arrivée. L’ordinateur indique ensuite son coup grâce à un petit écran où des symboles simples rappellent l’état du jeu.

Un peu de jugeote...

Son “intelligence”, il la doit d’abord à une bibliothèque d’ouvertures bien fournie : les premiers coups sont très rapides. Ensuite, sa “force” dépend du temps que vous êtes prêt à lui accorder pour calculer, de quelques secondes pour les niveaux “amusement” (où il est vraiment nul) à cinq minutes pour le niveau le plus élevé. Ce qui est très peu : sur ordinateur, il n’est pas exceptionnel de laisser “réfléchir” le programme plusieurs heures. Il est également capable d’adopter cinq styles de jeu différents, de “très passif” (il est très timoré dans ses mouvements) à “très agressif” (il n’hésite pas à avancer au coeur des pièces adverses).

Un prof patient
L’avantage du maître électronique, c’est sa patience. Il accepte de revenir en arrière et d’annuler un coup foireux. Il donne des conseils. Il accepte gentiment de jouer à la place du joueur lorsqu’il ne s’en sort pas. Il peut même, en mode “Tiger” (contre la montre), estimer la valeur des coups et calculer le niveau de son adversaire au cours de la partie. Le nombre final donnera une idée de son évolution. Quarante parties célèbres peuvent également être rejouées pas à pas.

La variété des fonctions de ce petit robot, pour un prix raisonnable en font un complément idéal pour des joueurs en cours d’initiation (les autres ne le trouveront pas assez coriace), qui pourront s’entraîner avec lui lorsqu’ils n’ont pas d’adversaire humain sous la main. C’est pas que l’on trouve le “Voice Master” antipathique, mais un peu de contact humain est toujours préférable à la compagnie d’une petite machine, aussi esthétique fût-elle.

Article paru dans "Le Ligueur" en 1998.


[1Son niveau annoncé : ELO 1450 (les initiés comprendront).

(par Patrick Pinchart)


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