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::: Nintendo : une nouvelle console révolutionnaire :::

  

Alors que Sony se prépare à lancer, en septembre 2005, sa première console portable, Nintendo prend une longueur d’avance avec sa toute nouvelle « DS », petit bijou de technologie. Et avec un atout de taille : Super Mario.

En français, son nom est bien joli : « Déesse ». Un effet de phonétique que n’avaient sans doute pas prévu les stratèges en marketing de la firme nippone lorsqu’ils ont imaginé son patronyme, mais qui correspond bien à ce bel objet, élégant et racé. Comme sa grande sœur, la Game Boy Advance SP, celle-ci se déplie pour dévoiler l’écran de jeu. Mais là s’arrête la comparaison.


Car cette nouvelle console présente la particularité d’offrir deux écrans superposés. Celui de la partie supérieure n’a rien de particulier. Grand et lumineux, il affiche 260.000 nuances de couleurs. C’est celui du bas qui est le plus intéressant. A première vue, il est semblable à l’autre. Mais dès que s’allume la console, un texte s’y affiche demandant au joueur de le toucher pour continuer. Car il s’agit, pour la première fois dans l’histoire du jeu vidéo, d’un écran tactile.

Gadget ?

A quoi ça sert, un écran tactile, pour des jeux vidéos ? A changer radicalement la manière de jouer. Du moins, en théorie. Il est probable que de nombreux jeux vont l’utiliser plus pour son côté gadget que pour réellement innover. Mais les développeurs de Nintendo se sont déjà mis au travail pour transformer cette innovation technologique en plaisir ludique. Il faudra cependant attendre un certain temps pour qu’ils l’utilisent au maximum de ses possibilités.

On peut avoir un premier aperçu avec le très astucieux jeu « WarioWare Touched », l’un des premiers à sortir. Il consiste en une succession de dizaines de très courtes activités, présentées sans la moindre explication. Le joueur doit, en cinq secondes, comprendre ce qu’on attend de lui, et réaliser une action bien précise. Pour cela, il dispose d’un petit stylet, qu’il glisse sur l’écran du bas. Il faut, libérer un chaton prisonnier d’une boîte, couper des légumes qui tombent, attraper une balle sautillante, etc. Des actions apparemment banales, transformées pourtant en jeux de réflexes très excitants. Un concept simple, que nous avions déjà salué lors du lancement de la version « Advance », et qui prend une autre dimension avec l’utilisation de l’écran tactile.

Techniquement, c’est une bête de course. L’affichage est rapide, le son de très haute qualité, et le processeur puissant permet de transférer sur cette petite console des jeux qui avaient été précédemment développés pour la puissante Nintendo 64. Ce qui permet à l’éditeur de proposer, parmi les premiers jeux, l’un de ses best-sellers, « Super Mario 64 », rebaptisé « Super Mario 64 DS ». Une référence en matière de jeu vidéo, basé sur un scénario extrêmement riche, qui offrait aux enfants des dizaines d’heures de jeu. Le scénario a été enrichi, pour ce « remake » de qualité, de petits jeux et de niveaux complémentaires. L’utilisation de l’écran tactile pour commander les mouvements des personnages n’est pas ce qu’il y a de plus optimal et il faut un certain temps pour s’y habituer. Heureusement, il est aussi possible d’utiliser la simple croix directionnelle.

Jeux en mini-réseau

La Nintendo DS permet également de « chatter » avec d’autres utilisateurs situés à moins de trente mètres. Car elle dispose d’un émetteur-récepteur qui autorise la communication à distance. Il ne sera donc plus obligatoire de relier des consoles entre elles avec des câbles pour jouer à plusieurs. Et, innovation encore plus intéressante, il ne sera plus nécessaire de posséder plusieurs exemplaires du jeu : une seule carte suffira, les autres joueurs pouvant en télécharger provisoirement le contenu sur leur console. Enfin, la Nintendo DS dispose d’un micro intégré, ce qui offrira également de nouvelles possibilités de jeux. Mais, là aussi, il faudra aller plus loin que le simple gadget...

Nintendo abandonne la compatibilité absolue avec les anciennes cartouches. Impossible d’y glisser celles des Game Boy noir et blanc ou couleurs d’antan. Mais, par contre, un emplacement a été prévu pour glisser les cartouches « Game Boy Advance ». C’est toujours ça !

Si l’écran est rétro-éclairé, ce qui permet d’y jouer dans des conditions de lumière médiocre, il n’est malheureusement pas anti-reflets, et il est difficile d’y jouer lorsqu’il y a des sources de lumière importantes autour de soi. Autre point noir : le dos de l’exemplaire de démonstration que nous avons testé présentait déjà de nombreuses griffes alors que la console n’a que six semaines, ce qui signale un plastique de moindre qualité que les premières Game Boy, particulièrement résistantes aux mauvais traitements des enfants. Dommage, pour un produit de cette qualité, d’avoir négligé ce détail.

Nintendo a donc pris une longueur d’avance sur Sony. Mais, comme d’habitude, ce n’est pas la technologie qui fait vendre une console, mais les jeux. Et il faudra attendre la fin de l’année pour pouvoir comparer la ludothèque des deux concurrentes.

Article paru dans Le Ligueur en 2005.

(par Patrick Pinchart)


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