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::: Playstation 2 : Immersions virtuelles :::

  

Au milieu des années 70, le film "Tron" plongeait, pour la première fois, un être humain dans un jeu vidéo. Depuis, les développeurs n’ont cessé de tenter de rendre plus réelle cette illusion.

Les jeux d’aventure sont l’un des domaines privilégiés de cette quête vers une immersion de plus en plus totale. Et les capacités graphiques des nouvelles consoles permettent de s’en approcher.

Le premier film avec acteurs intégralement en images de synthèse, "Final Fantasy", était d’ailleurs issu d’un des grands classiques du jeu d’aventure - dont la dixième suite vient de sortir.

"Ico" fait partie de ce domaine privilégié des jeux vidéo et, dès les premières images, le joueur est plongé dans une univers de toute beauté, d’une élégance rare. Les mouvements naturels des personnages de synthèse, les textures des décors hyper-réalistes, les mouvements subtils de caméra,… transforment le joueur en héros d’un véritable film, terriblement prenant. Il doit explorer un immense château après y avoir délivré une prisonnière diaphane, que d’étranges personnages faits d’ombre tentent de reconquérir. L’évolution dans le jeu mêle des énigmes (comment ouvrir une porte, faire tomber une cage, franchir un obstacle) et des séquences d’action très angoissantes. Une vraie œuvre d’art, pleine de poésie. (PLaystation 2, à partir de douze ans)

Rez
On peut également parler d’œuvre d’art pour ce jeu exceptionnel, d’un genre tout à fait nouveau, qui plonge le joueur dans un univers abstrait fait de lumières, de formes et de sons. Personnage et décors sont dessinés en "fils de fer" colorés, comme s’ils ne constituaient que la structure provisoire d’un monde encore à créer par l’ordinateur. Le joueur flotte dans les airs dans une débauche d’effets spéciaux. A divers moments, apparaissent des éléments parasites, vers lesquels il faut envoyer des faisceaux de lumière qui provoquent, une fois qu’ils les ont touchés, un véritable feu d’artifice.

Chaque action du joueur provoque en même temps des sons et musiques, ajoutant ainsi une autre dimension artistique au jeu. Une œuvre de grande beauté, à l’originalité unique, et qui figure certainement dans les dix plus beaux jeux de l’histoire des jeux vidéo. (Playstation 2, à partir de dix ans)

Ecco le dauphin : "Defender of the Future"
Le joli dauphin Ecco figure depuis longtemps au sommet de ce même classement. Il avait révolutionné le genre, il y a une dizaine d’années, avec un jeu pacifique, basé sur les élégantes évolutions d’un dauphin dans l’eau. Il devait éviter des obstacles, communiquer avec les autres dauphins grâce au sonar, s’arranger pour ne jamais manquer d’air… et beaucoup réfléchir. Pas de violence, mais un jeu hypnotisant et relaxant, qui connut un immense succès. La suite obéit aux mêmes principes.

Les dauphins et les humains vivaient en harmonie jusqu’à ce que des envahisseurs venus de l’espace ne tentent de conquérir la Terre. Les dauphins parvinrent à les en empêcher et installèrent un gardien, une tour d’énergie pour les protéger. Mais les ennemis viennent de la détruire et c’est à Ecco que revient la tâche de la reconstituer.

Ecco nage avec bonheur, virevolte, saute dans les airs, danse entre deux eaux, tâchant en même temps d’échapper aux requins, de retrouver les éléments dispersés du gardien, et d’aider les autres habitants des fonds marins afin qu’ils lui donnent des indications qui l’aideront à résoudre des énigmes. Un jeu fascinant, envoûtant, et soutenu par une musique new-age du plus reposant effet. (Playstation 2, à partir de dix ans)

Ace Combat
Le domaine des simulateurs de vol et des jeux de combat aériens a également profité de cette recherche du réalisme le plus aigu. "Ace Combat" appartient plutôt à la deuxième catégorie : des jeux d’action rapides, aux décors fins, mais qui ne tentent pas de reproduire dans les moindres détails des décors existants. Mais, dans les deux types de jeux, la complexité des commandes est terrible. C’est pourquoi un didacticiel pas à pas a été intégré au jeu afin d’apprendre, avant de jouer, les principes de pilotage et de combat. Et les quatre niveaux de difficulté ne sont pas du luxe pour que chacun puisse y jouer.

La scénarisation des missions est très bien réalisée. Le joueur est mis dans l’ambiance grâce à des introductions réussies (celle qui introduit le jeu, toute en aquarelles rétro, est particulièrement belle). Ensuite, c’est à lui de jouer, de peaufiner ses techniques de pilotage afin d’accomplir des missions très précises, toutes basées sur des combats aériens.(Playstation 2, à partir de 14 ans)

Parappa the Rapper 2
Pour terminer, un jeu qui contraste avec tous les autres par ses graphismes. Rien à voir, ici, avec des images de synthèse tirant vers le réalisme absolu. Les personnages de ce jeu sont dessinés en 2D… et représentés en 3D. Résultat : ils sont plats ! Les dessins extrêmement naïfs, très simples, contrastent avec les effets spéciaux, qui jouent sur les déformations en tout genre pour accentuer les effets drôlatiques d’animations délirantes.

Le concept du jeu est très sommaire mais efficace : il faut pousser, en rythme, sur les touches de la manette, en suivant des indications sur des portées musicales, pour faire accomplir à son personnage des mouvements bien spécifiques dans des duels de… danse. Le challenge, progressif, est accrocheur et il est difficile de se décoller de ce jeu lorsqu’on a commencé à y jouer. A condition d’aimer le rap, puisque tous les morceaux qui accompagnent ces épreuves appartiennent à ce genre musical. Et d’être sensible à l’humour disjoncté made in Japan qui sous-tend la totalité du jeu. (Playstation 2, à partir de 10 ans)

Article paru dans "Le Ligueur" en 2002.

(par Patrick Pinchart)


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