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::: Playstation 2 : l’action avant tout :::

  

Si une nouvelle esthétique des jeux vidéo est en train d’apparaître, avec des images de plus en plus sophistiquées, les concepts restent principalement axés sur le défoulement pur et dur.

Les jeux disponibles pour la Playstation 2 bénéficient de la puissance de la console pour offrir aux joueurs des scénarios qui imposeront de leur part la mise en œuvre de tous leurs réflexes. Pas forcément de leur cerveau, mais c’est un autre problème.

"Headhunter" nous projette dansune Amérique futuriste totalement à la solde de puissants personnages qui y dirigent tout, y compris les medias. Un chasseur de tête d’une force spéciale de la police se réveille à l’hôpital, amnésique. La fille du créateur de sa section, qui vient d’être assassiné, fait appel à lui pour venger son père. Mais il va devoir tout réapprendre avant d’être autorisé à récupérer son badge et de pouvoir commencer véritablement l’enquête.

Ce jeu d’action au scénario très solide est extrêmement varié, ce qui constitue son principal attrait. On doit piloter une moto dans la circulation d’une ville, combattre des tueurs à l’arme à feu, infiltrer des lieux, chercher des indices, etc. La difficulté est très bien dosée et le joueur n’a pas un instant pour souffler : le jeu rebondit sans cesse, dans des séquences courtes mais captivantes. Son seul véritable défaut est une gestion anarchique de la caméra : il arrive souvent que l’on soit incapable de voir ce qui se passe autour de soi, la caméra restant fixée à un endroit ne permettant pas une vue suffisante.

On apprécie, par contre, la caricature des excès de la civilisation américaine qu’il donne dans les pastiches de publicités et de journaux télévisés (les criminels y sont cotés en Bourse et tout heureux de voir monter leur valeur).
(Un jeu Sega, à partir de douze ans)

Stuntman
Ce jeu de cascade mêle techniques de conduite et réflexes. Il débute par un film montrant l’histoire des cascades automobiles depuis le début du cinéma, avec des images en noir et blanc que l’on n’a pas vraiment l’habitude de voir sur un support qui privilégie généralement les images de synthèse les plus technologiques possibles. Mais cela ne dure pas : on est vite plongé dans l’action, avec diverses options. "Carrière cascadeur" initie le joueur aux différentes techniques de la cascade lors du tournage d’un film. Il lui faut effectuer les mouvements qui lui sont indiqués en temps réel, dans le feu de l’action. La concentration exigée est donc terriblement importante. "Concepteur de cascades permet ensuite de se reposer en créant un circuit de cascades par la juxtaposition d’accessoires et d’obstacles.

Ce jeu intelligemment conçu, didactique et très excitant, exige de vraies qualités de conduite et d’excellents réflexes. Il est assez difficile à maîtriser, car le joueur n’a pas le droit à l’erreur. S’il fait le moindre écart, il doit tout recommencer, ce qui est très frustrant. L’aspect le plus intéressant est l’explication par un cascadeur de synthèse de tous les trucs utilisés dans le métier pour obtenir les cascades les plus spectaculaires.
(un jeu Atari, à partir de dix ans)

Virtua Fighter 4
Le plus célèbre des jeux de combat s’offre, à chaque nouvelle version, des graphismes de plus en plus sophistiqués et des effets spéciaux toujours plus spectaculaires.

Ce CD offre une version "arcade", axée principalement sur un combat face à des lutteurs gérés par l’ordinateur. Mais on peut aussi jouer à deux, face à un ami, affronter une série d’adversaires en continu, s’entraîner pour améliorer les techniques et stratégies de combat, etc.

Une douzaine de combattants de toutes races et de tous looks (ne cherchons pas le bon goût dans ce genre de jeu) peuvent ainsi s’affronter dans des luttes mêlant coups de poings, de jambes et techniques spéciales provenant de divers arts martiaux.

Ce n’est pas un jeu que l’on prend aisément en main. Si l’on peut s’amuser assez rapidement avec des combats simples, la maîtrise des personnages exige des heures et des heures d’entraînement. Mais cela permet de profiter alors d’une grande variété de techniques de combat.

Graphiquement, c’est une réussite. Les effets de texture sont très réalistes, et les décors magnifiques (il y a un incroyable contraste entre le côté primaire du concept du jeu et la poésie des décors, la grâce des oiseaux qui volent dans le ciel durant les combats, la légèreté des feuilles qui se soulèvent lors des combats, etc). L’animation des personnages a été poussée à un très haut niveau de fluidité. C’est donc un jeu qui allie défoulement et qualités esthétiques réelles.
(un jeu Sega, à partir de huit ans)

This is football 2003
Sacrée "Jeu officiel des Diables rouges", cette simulation de football qui, en France, a été baptisée "Le Monde des Bleus", s’adapte donc à chacun des pays où elle est distribuée. La puissance de calcul de la console lui permet d’offrir des mouvements très naturels des joueurs en vue panoramique (des mouvements beaucoup plus mous, par contre, en vision rapprochée). Treize mille cinq cents joueurs ont, paraît-il, été modélisés. Et dans les moments-clés de la partie, systématiquement suivis de plans rapprochés, les spécialistes reconnaîtront les visages des principaux joueurs, revus et corrigés par des moteurs 3D.

Les fanatiques de football seront donc en terrain connu. Ils pourront se constituer l’équipe de leurs rêves et réécrire l’histoire récente du football en faisant s’affronter les plus grandes équipes actuelles dans des matches inédits. La voix de Roger Laboureur a, paraît-il, été ajoutée à la version belge, une fonction qui n’était pas disponible dans la version démo que nous avons testée. Nous ne pouvons donc pas dire si le commentateur sportif a réussi son examen de passage dans le football virtuel.
(Un jeu Sony, à partir de dix ans).

Disney’s Stitch : experiment 626
Inspiré du dernier film des studios Disney, ce jeu met en scène le petit Stitch, un pittoresque monstre à la force de destruction énorme - et lui-même indestructible. Il ne suit pas le scénario du film mais, au contraire, se déroule avant celui-ci. Stitch doit parcourir diverses planètes pour ramener à son créateur des échantillons d’ADN d’autres formes de vie.

Il s’agit d’un jeu de plates-formes/action pour les plus jeunes : la créature tire dans tous les sens pour détruire tout ce qui peut contenir un ADN, tout en évitant d’autres monstres qui tentent de l’éliminer, lui. Une cinquantaine d’éléments sont à trouver dans chaque niveau (gigantesques, les niveaux), et le passage au suivant ne sera autorisé que si un nombre minimal ont été ramassés.

Les décors, aux couleurs fantastiques, ajoutent une note étrange à ce jeu de défoulement, à la difficulté progressive, soutenu par une excellente bande son. Comme toujours dans les jeux pour les plus jeunes, on déplore le choix de la 3D, qui rend le personnage difficile à manœuvrer. D’autant plus que les choix de caméra des programmeurs déforment parfois la perspective du joueur.
(Un jeu Disney, à partir de dix ans).

Article paru dans "Le Ligueur" en 2002.

(par Patrick Pinchart)


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