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::: Protéger les enfants sur Internet :::

  

Le 20 septembre, Disney lançait sur son site Internet une semaine de sensibilisation pour protéger les enfants des “dangers” de l’Internet. Un scandale au sein même de la maison Mickey, quelques heures plus tard, allait donner à l’opération un impact médiatique inattendu.

Pour un lancement propre et efficace à l’américaine, c’est plutôt raté. Tout avait bien commencé, pourtant. Sur le beau site de Disney, frais relooké, une zone “Surfer malin” expliquait aux enfants et à leurs parents les quelques principes de sécurité de base lorsque l’on “surfe” sur Internet. Une initiative organisée avec le soutien d’un programme de l’Unesco, “Innocence en danger”, qui lutte contre la pédophilie.

Cette iniative complète celle que la multinationale du loisir aseptisé avait déjà prise sur son annuaire de sites, GoNetwork. Cet espace recense l’essentiel de ce que l’on trouve du sûr, sur le réseau, à destination des enfants, et offre la possibilité d’en filtrer le contenu afin d’éviter que les jeunes surfeurs tombent sur un contenu à risque.

Pédophile piégé.

Le jour même du lancement de l’opération, un pédophile est arrêté. Sous le pseudonyme de “Hotseattle”, il avait dragué une adolescente de 13 ans dans des “chats” (prononcez “tchat”), des discussions en direct sur le réseau. Il lui avait fait des propositions ouvertement sexuelles, et lui avait fixé un rendez-vous.
Elle s’y était bien présentée.
Mais pour lui passer les menottes.

Car la jeune fille n’était autre qu’un agent du FBI spécialisé dans la recherche des pédophiles qui recrutent leurs victimes sur Internet. Le plus incroyable était à venir. Lorsqu’il découvrit l’identité de Hotseattle, l’agent du FBI eu immédiatement conscience de l’énormité de la situation. Il avait en face de lui l’un des plus hauts responsables de Disney. Le vice-président de la filiale en charge de Go Network, le site dont la sécurité absolue était le cheval de bataille de Disney !

Méfiez-vous des apparences virtuelles

Cet incroyable exemple illustre a contrario l’un des dangers d’Internet. On ne sait jamais vraiment qui se trouve de l’autre côté du réseau. S’il est possible à un agent du FBI de se faire passer pour une adolescente, il est tout aussi simple pour un pédophile de se donner l’apparence d’une personnalité chaleureuse, accueillante, compréhensive, qui endormira la méfiance de l’enfant.

Mais interdire aux enfants l’accès au réseau pour la simple raison qu’y sévissent des pédophiles serait aussi stupide que de leur interdire de sortir de la maison sous prétexte qu’ils risquent de se faire renverser par une voiture. Au contraire, il faut les conscientiser des dangers potentiels et leur expliquer les règles de sécurité.

Pour relativiser ce risque, il est indispensable de s’initier soi-même, en tant que parent, au fonctionnement d’Internet. On constate vite que c’est avant tout un prodigieux outil d’information et de communication mais qu’on n’y trouve que ce que l’on y cherche. On ne tombe pas par erreur sur des sites à contenu condamnable. Il faut une démarche de recherche active. En utilisant des annuaires, des moteurs de recherches - ou simplement les adresses des sites “chauds” glissées à la récré par les copains de classe.

(Mal)saine curiosité

Pour éviter que la curiosité des enfants ou des adolescents les entraîne vers des sites pornographiques, il existe des logiciels de filtrage. Mais ils ne sont pas efficaces à 100 %. En outre, ils bloquent l’accès à des sites qui peuvent être utiles. Ainsi, ils empêcheront l’affichage de pages médicales, ou dédiées à la lutte contre le SIDA ou au cancer du sein, simplement par la seule présence dans le texte de mots liés à la sexualité.

Cette censure est, à notre avis, une solution simpliste et hypocrite, nettement moins efficace qu’une information de l’enfant et qu’un dialogue avec lui. Il nous paraît d’ailleurs préférable que ses premiers pas sur Internet se déroulent en compagnie de ses parents, afin de l’orienter vers des contenus qui peuvent l’intéresser. Tout en étant conscient que s’il a envie de se diriger ensuite vers des contenus plus “intéressants”, il n’existe aucun moyen sûr de l’en empêcher.

Le problème des “chats” est plus préoccupant. Il s’agit de dialogues en direct via des logiciels spécifiques ou sur des sites Internet dédiés intégralement aux rencontres virtuelles. Très appréciés par les adolescents, ils rassemblent des personnes intéressées par des sujets particuliers ou, simplement par l’envie de papoter avec quelqu’un.

Le “cybersexe” est né là et le risque est réel qu’un Internaute soit un jour confronté à des propositions d’ordre sexuel. Des zones protégées sont heureusement en train de se mettre en place pour les jeunes. Le site Kazibao(4), par exemple, qui leur est totalement destiné, impose un enregistrement préalable et expédie un message aux parents lors de l’inscription. Une procédure qui doit limiter les risques de dérapage.

Règles de sécurité de base

Mais le risque zéro n’existant pas, quelques règles de base devraient permettre aux enfants de se protéger efficacement.
- Ne JAMAIS révéler dans un “chat” son nom, son adresse, son numéro de téléphone ou des informations qui permettraient de savoir qui il est. Se contenter du pseudo (ou alias ou avatar) choisi lors de l’inscription.
- Avant de donner ses coordonnées personnelles sur un site Internet, consulter ses parents.
- Ne JAMAIS rencontrer, dans la vie réelle, quelqu’un rencontré dans le monde virtuel sans être accompagné de ses parents.
- Ne JAMAIS communiquer un mot de passe, même si la demande semble provenir d’une source officielle ou du responsable du site.
- Avertir immédiatement ses parents lorsqu’on reçoit un message douteux. Ceux-ci doivent absolument le conserver afin de pouvoir repérer l’expéditeur avec l’aide de leur fournisseur d’accès et de porter plainte.
- Détruire tout fichier joint à un message e-mail dont on n’est pas absolument sûr de la provenance : c’est par leur biais que se transmettent la majorité des virus informatiques. En ouvrir un seul risque de détruire le contenu de l’ordinateur.
- Ne jamais répondre à un message au contenu dérangeant, choquant ou agressif.

Article paru dans "Le Ligueur" en 1999.

(par Patrick Pinchart)


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