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::: Souriez ! Vous êtes pisté ! :::

  

Il y a un demi-siècle, George Orwell prédisait pour 1984 l’avènement d’une société sous haute surveillance où les faits et gestes des moindres citoyens seraient espionnés en permanence. Il ne se sera finalement trompé que de quelques années...

Avec Internet, nous sommes entrés de plein pied dans cette civilisation télésurveillée. Le réseau des réseaux est un véritable instrument de pistage des individus, utilisé quotidiennement pour rassembler, à leur insu, des informations sur tous ceux qui s’y promènent. Autant le savoir et agir en connaissance de cause.

Sur le “Web”

Dès l’instant où vous vous connectez sur Internet, toutes vos actions sont enregistrées par votre fournisseur d’accès.

En théorie, ces données sont confidentielles. Elles peuvent cependant être analysées par des programmes de statistiques et utilisés à des fins de marketing. Elles pourraient également permettre de suivre à la trace une personne dans sa séance de “surf”. Un employeur, par exemple, peut obtenir le listing des sites visités par un employé grâce à une simple consultation des fichiers du serveur connectant sa société à Internet.

Mais n’importe quel site, où qu’il soit dans le monde, peut obtenir diverses informations avec la complicité des programmes navigateurs (Netscape, Microsoft Explorer). Ceux-ci leur communiquent, par exemple, quelle machine vous utilisez, la définition de votre écran, votre origine géographique, votre système d’exploitation, la version précise de votre fureteur...

Les technologies modernes permettent même au gestionnaire d’un site de travailler sur votre disque dur, d’y lire des informations et d’y placer certaines données. La mode est aux “cookies”, de petits fichiers textes qui sont enregistrés sur votre ordinateur lorsque vous accédez à certains sites. Ils vous évitent d’introduire un mot de passe chaque fois que vous y revenez, mais peuvent aussi retenir le détail d’un achat que vous avez effectué lors d’une précédente visite, les informations que vous avez communiquées à cette occasion (votre nom, votre adresse électronique, votre âge...), etc.

L’e-mail : pas sûr

Le courrier électronique n’est pas non plus ce qui se fait le mieux en termes de confidentialité. Il peut être lu par d’autres personnes que celle à qui il est destiné. Votre fournisseur d’accès. Celui de votre destinataire. Les informaticiens de votre entreprise qui gèrent le réseau.

Mais vos messages sont également archivés à votre insu. Vous participez à un groupe de discussion (“newsgroup”) ? Tout ce que vous y postez est automatiquement enregistré, pour des années, dans d’immenses bases de données mises à la disposition de tous. Par une simple recherche sur votre nom, on pourra ainsi dresser la liste de vos centres d’intérêt, de vos affinités, lire vos remarques, voire vos moments d’humeur lors de conversations tournant à l’orage.

Les abus ont déjà commencé. Des sociétés peu scrupuleuses puisent quotidiennement dans ces archives les adresses électroniques des participants pour leur envoyer des publicités massives (“Spam”).

Comment se protéger

Il existe des techniques pour limiter ce risque. Introduire une fausse adresse électronique (mais vos correspondants ne pourront alors plus vous écrire). Passer par un “anonymizer”, un serveur qui va filtrer votre message et remplacer vos données personnelles par des références utilisables seulement par lui. Utiliser une méthode de cryptage.

Mais avant tout, rester vigilant et être conscient que, quoi que l’on fasse, on laisse des traces. Admettre le peu de fiabilité du courrier électronique et en tenir compte lors de son utilisation en évitant, par exemple, d’expédier des informations confidentielles par ce biais. Ne pas répondre systématiquement aux questionnaires qui figurent sur les sites. Eviter de consulter des sites “à risques” à partir de son lieu de travail.

Après tout, on prend des précautions pour faire respecter sa vie privée dans la vie courante, pourquoi agirions-nous autrement lorsque nous “surfons”sur Internet ?

Article paru dans "Le Ligueur" en 1998.

(par Patrick Pinchart)


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