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::: Tintin en Amérique - Hergé - Casterman :::

  

Dans le désordre le plus complet mais avec méticulosité, les Editions Casterman rééditent en fac-similé les premières éditions en couleurs des albums de Tintin. C’est au tour de l’une de ses œuvres de jeunesse de revoir le jour : "Tintin en Amérique"

Mais qu’avaient-elles donc, ces premières éditions, pour que les collectionneurs les achètent à prix d’or et que Casterman en sorte ces copies conformes à prix élevé (18 Euros) ?

Il y a, bien sûr, ce dos toilé arrondi, qui leur donne le charme de l’époque où l’on soignait les éditions standards, la reliure cousue qui permettait aux livres de résister à des centaines de lectures et de survivre au temps, le bon gros papier, respectueux du lecteur - les scandaleuses éditions ultérieures aux années 80, imprimées sur papier trop fin, laissent apparaître par transparence la planche figurant de l’autre côté.

Editée d’abord en noir et blanc, cette aventure de Tintin, comme la précédente, qui avait emmené Tintin au Congo, fut complètement redessinée pour l’édition en couleurs. Les albums suivants seraient simplement redécoupés et remontés avant d’être coloriés.

Ces premières aventures de Tintin n’ont pas bénéficié du profond travail de documentation et de réflexion qui fit la notoriété d’Hergé par la suite. Surchargé de travail au "Petit XXe", obligé de fournir deux planches par semaine, celui-ci inventait son histoire au fur et à mesure, y mêlant son image de l’Amérique (un pays qui le fascinait) et les mythes de ce continent, tels que les villes-champignon, le dollar roi, les gangsters, les cow-boys et les Indiens, etc.

Le feuilleton imposait son rythme au récit : il fallait que, toutes les deux pages, l’action rebondisse et que le lecteur attende avec impatience la semaine suivante pour connaître la suite. D’où une construction en forme de succession d’épisodes sans réels liens les uns avec les autres, mais se déroulant à toute allure. Hergé ne cherchait ni le réalisme, ni la crédibilité - cela viendrait bientôt, avec "Le Lotus Bleu".

Un autre attrait de ces rééditions des premières versions est la différence notable avec les éditions ultérieures. On apprend ainsi qu’une nounou noire tenant un bébé, page 47, a été remplacée par une femme blanche et un bébé blanc à la demande de l’éditeur de la version américaine. Une transformation qui fut maintenue pour la totalité des éditions. A l’époque, déjà, le politiquement correct faisait des dégâts...

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(par Patrick Pinchart)


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