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::: VIENS CHEZ MOI, J’HABITE SUR INTERNET :::

  

Bienvenue chez moi ! Quelle que soit ton origine, je t’invite à visiter mon site sur Internet. Tu verras, on y est entre nous, quelques millions de passionnés.
Internet est un lieu d’expression et de rencontre. Une immense tour de Babel où l’on parle de tout et de n’importe quoi.

Chacun pouvant éditer son propre support d’information - son propre “site” - les occasions de s’exprimer sont innombrables. C’est une véritable révolution de la communication qui est en train de s’accomplir. L’individu est désormais libéré des medias traditionnels, coûteux et inaccessibles. N’importe qui devient son propre éditeur.

Comme dans la tour de Babel des origines, il en sort beaucoup de bruit, et les risques d’auto-destruction du réseau par sa propre pollution ne sont pas négligeables. Mais un phénomène nouveau en émerge. Dans cette galaxie de pages sur la toile mondiale, brillent bien des joyaux dus, non pas à des super-stars des medias, mais à des individus comme vous et moi. Et ce sont eux que l’on visite. Car, faits par des passionnés, ils répondent à des besoins authentiques, non à des envies camouflées en pseudo-besoins par des équipes de marketing.

Ici, on héberge gratis !

Le “Net” ou, chez les Québecois, la “toile”, relie des milliers d’ordinateurs serveurs, partout dans le monde. Des dizaines de millions de personnes, elles, paient à un “fournisseur d’accès” un abonnement qui leur permet de consulter gratuitement la plupart de ces pages. Ceux-ci leur offrent généralement un espace sur les disques durs de leurs puissants ordinateurs pour y héberger leurs propres pages personnelles. Tout Internaute a donc la possibilité d’avoir son propre site sur Internet pour exprimer ce qu’il y désire. Ou presque.

En Belgique, au Québec, en Suisse et en France, des centaines de personnes, d’associations, de communautés, ont déjà franchi le pas, construisant un véritable Internet francophone face à l’impérialisme culturel américain. Au gré de leur inspiration, ils créent des sites abordant tous les domaines.

Ce sont néanmoins les particuliers (et, parmi eux, des enfants et des adolescents qui trouvent là un moyen valorisant de s’exprimer) qui sont les plus prolixes, avec des sites souvent plus riches en contenu que ceux réalisés par les professionnels. C’est qu’eux ne paient pas leurs heures de labeur. Une fois qu’on est touché par la grâce d’Internet, le temps ne compte plus vraiment (un exemple:un magazine BD renouvelé chaque semaine par un passionné que vous reconnaîtrez au passage).

Si la quantité de particuliers qui ont choisi ce moyen d’expression est aussi importante, c’est que les outils de création sont très bon marché, voire gratuits, et aisés à manipuler. Internet est réellement à la portée de tous.

LES DIX COMMANDEMENTS DU “WEBMASTER” HEUREUX

Décidé à tenter l’expérience ? Je vous nomme donc “Webmaster”, maître d’un site “Web”. Pour vraiment mériter ce titre - et ne pas rester seul dans l’éther électronique - il vous faut respecter quelques règles élémentaires.

1.- Un contenu original, tu créeras

Vous chatouillez la plume et vous n’avez jamais été édité ? Vous avez expérimenté une nouvelle méthode pédagogique et vous souhaitez la présenter à d’autres enseignants ? Fin cuisinier, vous avez noté depuis des années vos meilleures réussites culinaire, qui pourraient servir à d’autres ? Vous participez à un Comité Blanc et vous voulez en expliquer les fondements ? Les sujets de sites se comptent par milliers. Internet permet de toucher un large public, mais aussi des publics “niche”, intéressés par un sujet pointu.

2.- Des ressources, soigneusement, tu rassembleras

Un site Internet propose des informations, elles-mêmes constituées de textes et d’illustrations, voire de sons ou de vidéo. Ce sont les ressources.
La lecture sur écran étant peu confortable, le texte sera découpé en chapitres courts, constituant autant de petites pages, liées entre elles par lien hypertexte (on clique sur un mot ou une image pour se rendre à une autre page).
Les images, elles, doivent être digitalisées puis compressées.
Le moyen de digitalisation le plus répandu est le scanner. Les CD-ROM fournis avec les revues multimedia offrent régulièrement des bibliothèques de ressources et de nombreux sites diffusent également des images libres de droits, qu’il suffit de copier. Par contre, même si c’est aisé, ne les « empruntez » pas sur les autres sites sans avoir préalablement obtenu l’accord écrit de leur auteur.

La compression consiste à appauvrir l’image pour qu’elle pèse moins lourd : on en réduit la définition et on la transpose aux formats .gif ou .jpeg (pour des photos), qui en retirent des couleurs ou des détails non perceptibles à l’oeil nu.

3.- Une navigation aisée tu autoriseras

Classiquement, un site débute par une page d’accueil, courte (avantage : elle se charge très rapidement), introduisant son contenu, son sommaire, ses objectifs. Elle contient différents liens vers d’autres pages, elles-mêmes reliées à d’autres. A l’image d’Internet, se constitue ainsi un réseau de fichiers dans lequel l’utilisateur se promène par hypertexte.

La structure doit être claire et des menus, affichés sur chacune des pages, doivent permettre d’accéder immédiatement aux principales zones du site. Les visiteurs doivent pouvoir trouver très vite l’information qu’ils recherchent. En moyenne, ils ne lisent que six pages d’un site avant de passer à un autre, autant que celles-ci leurs soient véritablement utiles !

4°) Tes mises en pages, tu soigneras

Toute page sur Internet peut en théorie être lue sur n’importe quel ordinateur, quel que soit son type. Cela impose des restrictions. La norme de description de la structure des pages est l’HTML. Un langage constitué d’un nombre très limité de commandes qui indiquent à l’ordinateur récepteur comment il doit afficher ce qui lui parvient.

Une mise en page HTML consiste simplement à entourer les portions de textes et les images de “balises” (“tags” en anglais), une méthode qui rappellera de bons souvenirs aux utilisateurs des premiers traitements de textes. Mais de nombreux programmes d’aide à l’édition génèrent désormais le “code” automatiquement. Pour des mises en page simples, la connaissance de l’HTML n’est donc plus obligatoire.

Les noms de fichiers doivent impérativement être constitués exclusivement à partir des 10 chiffres arabes et des vingt-six lettres de l’alphabet, en caractères minuscules. Les noms seront courts mais représentatifs de leur contenu (pour vous en souvenir dans quelques mois, lorsque vous modifierez le site) et suivis de l’extension qui indique leur type (.html pour les pages, .gif ou .jpeg pour les images, etc.)

5°) Chaque page, systématiquement, tu vérifieras

Le contrôle est une expérience souvent douloureuse pour le Webmaster débutant, qui s’aperçoit que sa mise en page ex-cep-tion-nel-le dans un navigateur ne ressemble plus à rien dans un autre. Il lui faut donc se procurer(2) les navigateurs les plus courants et consulter le site à partir de chacun.

La proportion de personnes ayant “la” dernière mouture de ces programmes est faible, et il est donc important de vérifier que les possesseurs d’anciennes versions pourront lire correctement vos pages, faute de quoi vous fermerez votre site à une partie de public.

6. Tes fichiers, sur le serveur, tu transfèreras

Votre site, jusqu’à présent, n’a été accessible qu’à vous, sur votre disque dur. Pour pouvoir être consulté par d’autres, il faut le placer sur le serveur. C’est le fournisseur d’accès (ou le site d’hébergement gratuit) qui vous indiquera comment procéder. Pour certains, il suffit d’envoyer les pages par E-mail, sous forme de fichiers attachés. Pour la plupart, vous agirez seul grâce à un programme de téléchargement (“FTP”), comme WS FTP pour Windows ou Anarchie pour le Macintosh. Mais divers logiciels de création de page, comme Claris Home Page, le font directement.

Quel que soit le provider qui vous hébergera, il vous indiquera le nom que doit avoir votre page d’accueil, en général index.html ou index.htm, et le mot de passe pour accéder à votre zone réservée.

7.Les réactions du serveur, tu testeras

Vous voilà redevenu un Internaute moyen. L’URL (l’« adresse ») vous aura été communiqué par le fournisseur. Si votre site s’appelle “”zygomar” et que vous êtes hébergé chez “chez.com”, par exemple, l’URL à introduire sera http://www.chez.com/~zygomar/ ou http://www.chez.com/~zygomar/index.html.

Introduisez-le dans la fenêtre de votre navigateur et passez chaque page en revue. Détectez les fichiers que vous auriez oublié de télécharger (expédiez-les immédiatement) et les pages qui prennent trop de temps à s’afficher (revoyez-en le contenu, réduisez la taille des images ou supprimez-en).

Puis, communiquez votre URL à quelques correspondants et demandez-leur de vous faire part de leurs remarques. Ne passez au point suivant que lorsque tout sera impeccable : un visiteur qui tombe sur un site défectueux est définitivement perdu.

8. La promotion, patiemment, tu effectueras

Vous existez désormais sur Internet. Mais comme un astéroïde dans un ciel étoilé d’été. Personne ne vous verra si vous n’attirez pas l’attention sur vous. La phase de promotion est essentielle et longue. Elle s’étale sur des mois, car elle ne s’arrête véritablement jamais.

De nombreuses méthodes existent, principalement basées sur les technologies d’Internet : l’inscription aux moteurs de recherche, l’annonce dans les “Newsgroups”, l’ajout de votre URL dans le moindre de vos E-mail, etc. Toutes - et de nombreuses astuces complémentaires - sont reprises sur le site ABONDANCE (http://www.abondance.com) qui vous aidera à vous faire connaître.

9°) Ton site, régulièrement, tu enrichiras

Revoyez périodiquement le contenu de telle façon que les visiteurs aient envie d’y revenir, sachant que de nouvelles informations les y attendent. Proposez-leur de leur envoyer un E-mail pour les prévenir des nouveautés. Ajoutez un forum de discussion pour leur permettre d’échanger des informations. Placez votre adresse E-mail sur chaque page et répondez aux messages qui vous sont envoyés. Internet est avant tout un univers d’interactions.

10°) De tes erreurs de jeunesse, tu apprendras

Trois mois après, votre site ne ressemblera plus du tout à celui que vous aviez initialement placé sur le serveur. Car les sites évoluent : on doit corriger des erreurs, tenir compte des remarques des visiteurs, supprimer ou modifier des pages qui sont peu consultées, etc.

Le statut de Webmaster n’est pas de tout repos. Il impose de se remettre en question car l’Internaute moyen réagit, pose des questions, demande des compléments d’informations. Mais la récompense n’est-elle pas de taille ? Réussir à amener, dans votre “petite maison” (les Américains parlent de “Home” pages pour les sites personnels) électronique, une nouvelle communauté de personnes, de toutes origines géographiques ou sociales, réunies parce qu’elles sont intéressées par ce que vous avez à dire. A vous de faire en sorte que, de cette rencontre, naisse quelque chose d’enrichissant pour chacun. Mais ici, l’électronique n’a plus grand rôle à jouer. Cela devient une affaire d’êtres humains.


NB : Les lois relatives aux droits d’auteur sont d’application sur Internet, contrairement à ce que certains croient. Les emprunts à d’autres ne peuvent donc être effectués qu’à titre de citation.

Article paru dans "Le Ligueur" en 1997.

(par Patrick Pinchart)


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