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[:::: Imprimer cet article :::: ] ::: 2001, l’année du DVD :::
Encore un standard pour les films ? Oui, mais celui-ci durera. Les amateurs ont déjà enterré le Laserdisc, ces magnifiques et encombrants disques dorés au format des 33 tours vinyle, les Video-CD, beaucoup plus compacts, mais aussi plus limités, qui obligeaient de changer de disque en plein milieu du film, et bientôt la cassette VHS, médiocre standard qui a pourtant conquis le monde entier, enterrant, au début des années 80, des formats de bien meilleure qualité. Un autre standard est né, qui est en train de la détrôner à toute allure. Le DVD. Un peu de jargon
Il se distingue aussi par ses capacités sonores. En effet, il offre huit canaux stéréo pour les bandes son, tous de qualité comparable au CD audio, ce qui permet, par exemple, d’offrir le choix entre plusieurs versions de doublage en complément de la version originale. Enfin, il prévoit 32 versions de sous-titrage. Mais il ne permet pas (encore) l’enregistrement. Notons que, par rapport à la cassette vidéo, le DVD comme le CD audio ne se dégrade pas à l’usage. A condition de bien le manipuler, vous aurez une qualité optimale, même après la millième vision de votre film préféré. Terminé, le temps des bandes qui se coinçaient dans les têtes, ou des images sautillantes pour cause de bande détériorée. Il existe deux types de lecteurs de DVD, ceux que l’on connecte à un ordinateur (qui peuvent lire des DVD-ROM, des CD-ROM, des DVD Vidéo et des CD audio) et ceux que l’on relie à la télévision (qui reconnaissent les DVD vidéo et les CD audio). Seuls ces derniers font l’objet du présent article, mais les lecteurs pour ordinateurs sont plus polyvalents encore. Un système muselé
Cela présente un réel danger pour les distributeurs de films, raison pour laquelle un système de protection a été intégré à chaque lecteur. Le lancement d’un film est rarement simultané dans tous les pays du monde. Beaucoup sortent en Europe des mois après les Etats-Unis. Il en est de même pour les DVD. En achetant des DVD en Amérique, par exemple via Internet, on peut donc les voir sur sa télévision avant même leur sortie dans les salles obscures européennes. En outre, un distributeur DVD acquiert le droit de diffuser un film sur un territoire donné. Il ne tient donc pas à ce que l’on puisse acquérir moins cher, sur d’autres territoires, ceux qu’il distribue. Les constructeurs, en accord avec l’industrie cinématographique, ont donc verrouillé les lecteurs. Ils ont divisé le monde en six zones [1]. Chaque lecteur et chaque disque contient un code caché. La lecture d’un DVD vidéo n’est possible que si le code qui y figure est identique à celui de l’appareil. Ou si l’appareil est dézoné. La résistance s’organise
Mais des appareils dézonés sont également disponibles, un signe que ce verrouillage est, à court terme, condamné à disparaître. Aux distributeurs de faire alors les efforts nécessaire pour convaincre les consommateurs de s’approvisionner chez eux plutôt qu’à l’étranger, par exemple en offrant des bonus inédits. Il y a urgence : les boutiques en ligne américaines, grâce à Internet, sont désormais à portée de clic et les prix y sont considérablement plus bas. Des bonus à la pelle
La cassette vidéo et le DVD vont coexister durant les prochaines années, entre autre parce que la première, si elle ne peut rivaliser avec le second en qualité, est la seule, à ce jour, à autoriser la copie. Quoique... Les premiers graveurs de DVD sont déjà là. A un prix inaccessible pour le grand public. Mais, en matière de technologie, on sait que ce qui est inaccessible un jour a toute les chances de ne plus l’être deux ou trois ans plus tard. A ce moment, la cassette vidéo aura définitivement vécu. Article paru dans "Le Ligueur" en 2001.
[1] La planète DVD
Les fabricants ont divisé le monde en six zones de distribution, en théorie inconciliables. En pratique, il en est tout autrement.
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