Voici l'engin. Trrrrrèèèèèès impressionnant. La nacelle monte à 60 mètres. C'est haut.



C'est même très, très haut. On ne s'en rend compte que quand on commence à monter et que la Grand-Place de Bruxelles se transforme progressivement en minuscule jeu de Légo. La corde qui pend, c'est le frein, pour arrêter la chute, à la fin.



Sur les visages, l'angoisse ne se manifeste pas trop. Spirou parvient même à sourire. Pour les autres, le sourire est plus proche du rictus. Enfin, ça a l'air...



Spirou est le premier à sauter, devant les yeux admiratifs des 2000 cyclistes participant au circuit, et les yeux éberlués de quelques centaines d'asiatiques, appareil photo en mains, qui se demandent quel est ce héros de manga et quel crime il a bien pu commettre pour qu'on le lance ainsi dans le vide pour le punir. Drôle de mentalité, ces Belges. Et de belles photos à ramener aux collègues de bureau de Nagasaki, qui n'en reviendront pas.





Bon. C'est à Patrick. Un sourire au photographe, pour faire semblant que tout va bien. Si ce doit être la dernière photo avant l'infarctus, autant qu'elle soit souriante, non? C'est peut-être pour la postérité, finalement...



"Ai-je bien payé la dernière traite de mon assurance-vie?". "Lorsqu'on meurt, il paraît qu'on est attiré par une grande lumière. Serait-ce le début de la fin?"



Le plus dur a été de faire le premier pas dans le vide. Le reste a suivi. Et la gravité terrestre a fait son travail. Même sur un maigre, ça marche. La preuve...



Une seconde plus tard (ça va viiiiiiiiiite...!). Et puis, retour sur le plancher des vaches. "Quoi, c'est déjà fini? Quand est-ce qu'on recommence?"